Bagneux, solidaire aussi avec la planète !
"Je pense que tout est fait pour nous faire croire que nous sommes absolument liés à une croissance financière que nous ne pouvons pas remettre en cause, à laquelle nous devons absolument obéir pour aller mieux.
La crise climatique est ignorée jusqu’aux limites du supportable. D'ailleurs, elle ne pourra pas nous ignorer et nous seront toutes et tous impactés.
Quant à la crise énergétique qui semble, elle aussi, être repoussée jusqu’à la dernière goutte, on voit déjà ses effets qui touchent la population. Se chauffer demain deviendra un réel problème. Les citoyens et les citoyennes ne peuvent ignorer ces crises que notre gouvernement et la grande majorité des gouvernements mondiaux semblent ignorer.

Pour revenir à Bagneux, dans ce DOB, le fait que la priorité soit donnée au développement durable et à l'enfance va absolument ensemble. Nous sommes dans un budget contraint, je ne reviendrai pas sur tout ce qui a été évoqué, mais une chose qui peut nous rassurer est la bonne gestion. Notre municipalité, nos équipes font preuve d’une qualité de gestion, d'un effort de modernisation tel que nous sommes effectivement sans doute bien armés pour affronter ces restrictions budgétaires imposées par un gouvernement, je crois, un peu fou, pardon d'aller si loin, mais la boussole n'y est plus.
Vous verrez tout à l'heure que ce DOB est accompagné d'un bilan d'activité sur le thème du développement durable, ce qui est remarquable puisque notre ville n'y est pas obligée. C’est donc une manière de marquer son engagement par rapport à cet axe. C'est une très bonne nouvelle. C'est le résultat d'un travail transversal coopératif qui ouvre peu à peu une révolution dans les habitudes de travail. Ce n'est pas rien et cela participe nettement à la modernisation de l'administration.
Je ne reviendrai pas en détail sur ce bilan puisqu’on va l'évoquer dans quelques minutes.
Je voudrais juste signaler deux ou trois points.
L'effort pour la municipalité, par exemple, en termes de respect de la nature en ville va être un vrai problème. Cela paraît étrange, mais il faut préserver cette ressource en ville, surtout dans une zone périurbaine, comme la nôtre qui se doit de se développer pour répondre à tous les problèmes de logement que nous connaissons. C’est bien de construire la ville sur la ville, mais cela nous demande aussi d'être particulièrement respectueux de l'environnement.
Cette année, les services de la voirie font l'effort de passer sur ce que l'on appelle le zéro phyto, c’est-à-dire que plus aucun pesticide ne sera déversé sur la voirie. On entend beaucoup parler de problèmes de propreté. L'herbe n'est pas un déchet. En termes de propreté, je pense que les efforts commencent à se voir. C'est un problème en cours de résolution. Nous verrons cela dans les mois suivants.

Il est difficile de ne pas voir que le vélo a très peu de place dans notre espace urbain ! C’est très lié au développement durable. Nous sommes relativement en retard sur ce sujet, et même très en retard.
J'espère que, dans le budget 2012, il y aura une place pour améliorer cet état de fait en sachant que le département 92 est en recul sur tous les projets qu'il avait mis en place, mais c'est autre chose !

Je voudrais parler d'autolib. Les écologistes sont attachés à un type d'économie mis en œuvre, pas uniquement au résultat, c'est la raison pour laquelle nous sommes pour une autre forme d'auto-partage qui ne vienne pas abonder le type d'économie dont M. Bolloré est l'un des emblèmes. Pour nous, c'est vraiment très difficile.
Le covoiturage, l’auto-partage au sein d'une coopérative d'usagers sont des solutions qui se mettent en place ici et là. Il suffit pour cela d'un peu d'imagination et de savoir-faire ouvert et coopératif. Ce n'est pas simple.
Il semblerait qu’en raison de ces restrictions budgétaires -je rentre dans le détail, mais c’est un détail que l’on voit de loin- les travaux de restauration de l’église doivent être repoussés. Il faudra vérifier qu'elle ne perdra pas de pierres à force d'attendre. Ce n'est pas si évident que cela.

Pour finir, on attend toujours plus d'excellence d'une ville qui met le social au centre de ses préoccupations et il est certainement plus facile pour les écologistes de travailler dans une ville où le social est au centre des préoccupations plutôt qu'à Neuilly. Je suis assez heureuse de savoir qu'il ne s'agit pas de mieux protéger le cadre de vie, d'ailleurs, ce terme de cadre de vie me gêne un peu. Nous sommes bien dans une ville où l'humain est au centre et le fait que l'humain soit au centre fait qu'il faut se préoccuper de développement durable ou du moins commencer à envisager quelle sera, dans quelques temps, la vie dans une ville dite d'après Kyoto.

Je voudrais finir par une phrase, je cite : « l'utopie ne consiste pas aujourd'hui à préconiser le bien-être par la décroissance et la subversion de l'actuel mode de vie, l'utopie consiste à croire que la croissance de la production sociale peut encore apporter le mieux-être et qu'elle est matériellement possible ».
Dans la crise humaine que nous vivons aujourd'hui, je pense que c'est la question fondamentale. Cette phrase est d’André Gorz qui était un écologiste et un journaliste philosophe décédé en 2007.



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