Bagneux, solidaire aussi avec la planète !

Tribune des élu/es Europe Ecologie-Les Verts parue dans Bagneux Infos, mai 2017


Depuis la nuit des temps, la notion d'espace privé et d'espace public rythme nos nuits et nos jours. Sortir de son espace privé, aussi petit soit-il, est un acte important que chacun ressent immédiatement... Ce qui est moins facile à déterminer c'est l'importance de l'espace public dans notre vie... et pourtant il est profondément déterminant. L'atmosphère de la rue, de la ville, du parc, fait partie de notre quotidien, qu'elle participe à rendre plus agréable ou bien au contraire plus dur.

Bagneux est attentive à cela : à la qualité des voiries, à son patrimoine, à la forme de sa ville à venir, à sa propreté... selon ses moyens...

Mais c'est aussi l'affaire de toutes et tous. 
Et pourtant, nous pouvons dans l'espèce de clandestinité que nous apporte le regard de tous, jeter impunément à terre, un mégot, une canette, nos emballages..., salir, sans que cela ne nous dérange, tout en nous isolant, dans un geste qu' on ne ferait pas chez-soi.  Étrange !
Quand je dis NOUS c'est parce qu'avant de penser qu'un mégot jeté doit être ramassé, NOUS sommes toutes et tous quasi capables de le jeter au sol... Mais lorsqu'on y pense ne serait-ce qu'un peu... Nous sommes alors très nombreux à faire attention à notre espace public, au travail de l'autre – de celles et ceux qui ramassent ! Aux AUTRES tout simplement, pour un meilleur quotidien ensemble !
Le travail fait par les équipes municipales est bien réalisé pour NOUS et financé par NOUS, dans notre espace commun...

Enfin j'attire l'intention sur l'importance des parcs – et de leur propreté - lieux de rencontre et de mixité sociale avec de plus, un contact avec la nature, primordial pour nous, qui vivons dans un milieu urbain très artificialisé. Les arbres nous rendent aussi un service écologique indispensable : limiter la pollution atmosphérique et rafraîchir l'atmosphère...


Pascale Méker   
Adjointe au maire.   
Groupe Europe Écologie-Les Verts 

Tribune des élu/es Europe Ecologie-Les Verts parue dans Bagneux Infos, avril 2017


Les sciences de l'homme s'accordent pour dire que l'être humain est un être social, au sens où il se construit et évolue dans, et par les relations aux autres. Il est à la fois dynamique (changeant et amendable), et interdépendant avec les autres êtres humains et avec l'écosystème (sociétal et naturel) dans lequel il vit. 

La coopération et l'action collective sont les forces que le genre humain a développé tout au long de son processus évolutif. Ces notions s'articulent aussi bien à travers le mouvement associatif qu'à travers toutes manifestations qui font vivre le débat, l'échange, la confrontation d'idées, l'expression du sens critique. Notre volonté municipale est d'activer cette démarche  sociale à  travers les nombreuses expressions publiques. Celles-ci visent les différentes générations comme le conseil des anciens, le conseil local de la jeunesse, d'autres permettent leurs transversalités, comme les concertations sur les projets urbains, avec les conseils citoyens par exemples, les conseils de quartiers, les groupes constitués pour rendre un avis citoyen ou participer à un jury. Tous les citoyens peuvent se sentir concernés dès lors que les méthodes de communication s'adaptent aux profils très variés des habitants.

L'évolution de notre démocratie est à ce prix. La société civile s'approprie de mieux en mieux ces moyens communiquant pour participer aux transformations alternatives et nécessaires de notre société. Bagneux en impulsant la démocratie de proximité permet aux citoyens de se sentir pleinement acteurs de l'évolution d'une ville tournée vers un futur dans lequel chacun pourra trouver sa place.  Et comme le déclare Elsa Triolet avec délicatesse et espoir : "L'avenir n'est pas une amélioration du présent. C'est autre chose". 


Jean-Louis Pinard  
Conseiller municipal délégué 
Groupe Europe Écologie Les Verts 

Tribune des élu/es Europe Ecologie-Les Verts parue dans Bagneux Infos, mars 2017


Le budget 2017 retrouve du souffle en terme d' d'investissement et reste vigilant sur le remboursement de la dette. Il ne demande pas d'augmentation d'impôts ! Et pourtant Bagneux perd énormément de dotations de l’État, comme toutes les collectivités territoriales. Ces économies réalisées au détriment des communes sont une erreur majeure, alors que sont ces territoires qui réalisent près de 70% des investissements du pays.

Fiers d'appartenir à cette majorité municipale, nous avons cependant un souci important quant à la place des espaces verts dans l'avenir de notre ville. En conscience, nous n'imaginons pas que pour gagner 3 minutes de temps de trajet (en 2025..) un bus articulé puisse écorner la zone très patrimoniale et verte qu'est le parc Richelieu ! Même si  l'on fait entrer la médiathèque dans le parc, avec ses abords, déjà végétalisés pour une grande partie, qui seront revalorisés et agrandis. Mais cela peut se faire sans la création d'une voie réservée aux bus ! Alors même que la ville va construire deux écoles, l'une dans le parc Robespierre et l'autre dans le parc Rosenberg.

Une école dans un parc, c'est bien pour les enfants, certes, mais ce sont aussi  des espaces verts en moins, ouverts largement au public ! Même si l'on peut concevoir la mutualisation entre le parc de l'école et le public aux heures de fermeture scolaire...

La construction de l'école dans le parc Robespierre ne doit se faire que si les m2 disparus sont compensés dans le quartier, y compris pendant les travaux de la ligne 15 qui vont occuper pendant plusieurs années l'autre partie du parc, qui sera ensuite recréé.

Ne sacrifions pas les mètres carrés d'espace vert qui seront si précieux, pour notre santé et la nature en ville lorsque nous serons plus nombreux !

Pascale Méker  
Adjointe au maire.  
Groupe Europe-Écologie Les Verts


Délibération n° 22, prenant acte de l'avis favorable du commissaire enquêteur, et approuvant le caractère d’intérêt général du projet de voiries.


Intervention de Pascale Méker

En substance et en résumé , et dans l'attente du procès verbal, voici la trame de mon intervention :
je suis intervenue au nom du groupe EELV pour exprimer, une fois de plus, notre désaccord sur le projet de trajet de bus qui rogne un morceau du parc Richelieu, certes en lisière, mais qui change considérablement le calme du parc, ainsi que son caractère patrimonial ! Cet espace vert est un espace public bien commun des habitants. Il est aussi un poumon vert important pour la ville. Le réduire pour 3mn de moins de trajet depuis les stations de métros en direction du nouveau quartier, pour nous cela n'en vaut pas la peine : d'ici 15 ans ces 3mn n'auront plus d'importance.

De plus, sur le territoire du nouveau quartier le parc de 2ha prévu serait lui aussi traversé de part en part par la même voie de bus -sans doute articulé - reliant les stations de métro du nord vers la station de RER B Robinson, au sud, bien au-delà du nouveau quartier des Mathurins. Il serait bien que ce trajet ne passe pas au milieu du parc !
Tout ceci nous paraît peu raisonnable !

Le projet de prolongation de la ligne de métro n°4, évoqué et porté par Marie-Hélène Amiable, nous semble au contraire la vraie bonne idée ! Ce projet pourrait trouver un consensus, d’autant que la "boîte" de la future station des Mathurins, pourrait être creusée et réalisée avant que le quartier ne soit totalement construit ! Ce qui repésente un gain en temps de travaux - et donc économique ! Par ailleurs, le sud de la colline des Mathurins serait aussi désenclavé plus efficacement par un transport souterrain, que par des bus...
Il est donc important de donner du temps au temps, sur ce projet de voiries, de ne pas se précipiter sur le schéma tel qu'il est prévu aujourd'hui, et de tout faire au contraire pour accélérer le projet de prolongation de la ligne 4.

D'autant que l'enquête publique ne porte que sur le schéma de voirie, tandis que l'étude d'impact prend en compte elle, comme il se doit, l'ensemble du projet immobilier. Il serait plus dynamique d'approuver dans le même mouvement le schéma de voirie et le projet immobilier, l'un ne devant pas découler systématiquement de l'autre, mais l'un et l'autre devant se construire et se vivre en équilibre étroit.


Nous nous sommes abstenus.

Pascale Méker

Pour en savoir plus c'est ICI

pv_integral_conseil_municipal_du_31_janvier_2017.pdf PV_intégral_Conseil_Municipal_du_31_janvier_2017.pdf  (461.06 Ko)

Discours réellement prononcé
OPERATION D’AMENAGEMENT DES MATHURINS

22/ RÉALISATION DES VOIRIES DU PROJET DE REQUALIFICATION DU SITE DES MATHURINS - DÉCLARATION DE PROJET

Vote
La délibération est adoptée à la majorité, Mme Méker, M.Pinard, Mme Hours, le Groupe Bagneux Demain Les Républicains et le groupe Les républicains UDI Union Centre de la droite s'abstenant

Intervention de Pascale Méker au nom du groupe EELV p.47-49

Une enquête publique avec des contributions intéressantes d'associations - pas forcément de quartier, Bagneux n'est pas forcément si grand que cela - qui viennent un peu réveiller cette enquête publique. Malgré les efforts que réalise réellement la ville pour que les habitants s'approprient ce type de projet très important pour l’avenir de leur quotidien, ce n'est pas si simple, puisqu’il n'y a eu que trois observations écrites, une pétition, deux courriers et trois mails. C'est assez incroyable !
Il y a des associations à Bagneux qui font un travail et qui s'emparent du sujet, mais nous avons encore beaucoup de travail pour arriver à fédérer davantage de personnes. Pourtant, il y a eu concertation à la fois dans le cadre du schéma de voirie et dans le cadre du PLU, mais il reste du travail, même s'il y a eu un succès avec l'ouverture du site début décembre et la mobilisation pour le lycée. Je pense que les Balnéolais commencent à s'approprier le site, mais ces enquêtes publiques sont toujours un vrai sujet de déshérence.
En ce qui nous concerne, j'ai un doute important sur ce qui nous est demandé d'approuver ce soir. Je me demande si le schéma de voirie correspond vraiment au lieu. C'est un lieu qui, aujourd'hui, est très artificialisé, mais c’est un site exceptionnel avec des pentes fortes vers le sud et un grand paysage.
Nous parlons toujours de son accessibilité au nord, en lien avec les nouveaux métros et les nouveaux emplois potentiels, le fameux Grand compte qui doit arriver pour créer une réelle mixité sociale sur ce site d'emplois qui est un peu éloigné des métros, ce qui est quand même une difficulté, d'où l'idée absolument de désenclaver.
L'accessibilité du sud avec ses pentes vers le nord, c’est-à-dire quand on revient du sud vers le nord, est aussi très importante, de même que vers le sud de ce quartier. Des bus sur les pentes des Mathurins, ce n'est pas très pratique, mais j'y reviendrai après.
Sur ce lieu, il y a un parc et on a vu son amélioration par rapport au schéma initial. En fait, il y aura deux parcs, puisqu'il y a une voirie en T, donc une voie de bus va couper un parc d’un peu moins de 2,5 hectares, sachant que la place sera un très beau seuil de parc, mais des bâtiments très hauts, des totems. Il faut donc arrêter de parler d’un peul parc, car c'est une très grosse coupure. Il pourrait y avoir sur ces voies un bus articulé qui relierait les métros jusqu'au sud, mais bien au-delà du quartier, vers Robinson. C'est très important parce que les habitants du but, audelà du quartier des Mathurins, doivent aussi aller vers le nord, donc c’est dans les deux sens. Ce n'est pas si simple.
Je ne suis pas convaincue par ce schéma de voirie. Je comprends bien qu’il est nécessaire d'irriguer du nord vers le sud et très largement au-delà du quartier. Je comprends bien qu’il y a une ouverture à droite et à gauche pour l'est et l'ouest. Le désenclavement est/ ouest est très important. Le quartier est fermé depuis tant d'années, mais la porosité est/ ouest est aussi très importante.
Est-ce vraiment le temps de déclarer comme un projet d'intérêt public ce schéma de voirie ? Je me pose aussi la question.
Mme le Maire de Bagneux a été la première à lancer l'idée de la prolongation de la ligne 4 du métro vers le sud, avec une station qui passerait par les Mathurins, ce qui permettrait de garder une surface de parc importante et qui irait sans doute repiquer la ligne de Sceaux pour aller jusqu'à Robinson. C'est peut-être un projet qui peut mûrir plus vite que prévu, car il présente de gros avantages. Nous savons que ce quartier va être très dense. Personnellement, je pense qu'il est un peu trop dense parce qu'il ne faut pas déséquilibrer la ville. Au nord, autour des métros, on va avoir quelque chose de très dense. La difficulté est qu'il faut un transport lourd pour desservir ce site, c'est bien évident.
Après, on va discuter au nord : est-ce que l’on passe par le parc Richelieu ? Est-ce que l’on abîme ce lieu patrimonial, mais c’est plus court de trois minutes ? Est-ce que trois minutes, c'est nécessaire ? Etc.
La prolongation du métro pourrait nous donner une ouverture vers le haut, en précisant que, si l’on installe une station de métro sur un quartier des Mathurins qui n'est pas encore construit, cela me semble assez intéressant pour le coût travaux RATP. Faire une voie de station dans un endroit qui n'est pas construit, c'est bien plus pratique que d'être obligé de travailler avec de la constructibilité et des immeubles.
Je pense que, pour cette raison, il serait peut-être plus pertinent et concrètement plus clair d'englober dans un même mouvement à la fois un schéma de voirie projeté et le projet immobilier. C'est ce que nous propose la lettre de plusieurs associations qu’ont reçue tous les conseillers municipaux : Bagneux Environnement, l'association du quartier Léon Blum-Le Centre et Habiter la porte d’en bas, un quartier, la ville.
Je rappelle que l'étude d'impact englobait dans un même mouvement, comme le font remarquer ces associations, à la fois le schéma de voirie et le projet du quartier.
Je reconnais que notre groupe a un doute sur la temporalité et le bien-fondé…
La distribution en T, oui, mais la coupure du parc en deux, non. Même si le parc a été retravaillé pour se rapprocher et faire un réel prolongement au parc François Mitterrand, bien qu’il reste une voie secondaire, nous avons un vrai doute sur ce T très octogonal et, comme dit le proverbe, "en cas de doute, abstiens-toi", donc nous nous abstiendrons.

Conseil Municipal du 20 septembre 2016


pv_integral_conseil_municipal_du_20_septembre_2016_1.pdf PV_intégral_Conseil_Municipal_du_20_septembre_2016.pdf  (401.93 Ko)

OPERATION D’AMENAGEMENT DES MATHURINS
14/ Bilan de concertation du projet de voiries du projet des Mathurins


Vote
La délibération est adoptée à l'unanimité

Intervention de Pascale Méker au nom du groupe EELV p.33-34

Là encore, vous avez des documents très intéressants à lire sur le bilan de cette concertation. J'en retiens quelques-uns en particulier. Dans l'annexe 4 de la délibération n° 14, dans le bilan des réunions de concertation en particulier lors de la concertation du 16 juin 2016, la seconde, sur les voiries et la desserte du site, quelqu'un dans la salle a indiqué, c'est dans le rapport : « le passage du trafic par le parc au milieu du parc est une mauvaise solution car on coupe le parc en deux ».
Effectivement, le fait de couper en deux un parc de 2 hectares et quelques… Je rappelle que la place du Belvédère qui fait à peu près 4 000 mètres carrés, aussi belle soit elle et aussi proche du parc soit elle, n'est quand même pas un espace vert. Cette place fait partie des 2,5 hectares, donc couper en deux un parc de 2 hectares par une voie de bus ne nous semble pas une très bonne idée, même si le bus - c'est un peu ce qui est ressorti de la réunion de concertation - passe seul le soir et le week-end. On interdirait les voitures le soir et le week-end. À partir de quelle heure ?
Comment limite-on l'accès ?
De l'aveu même de l'urbaniste Bernard Reichen, ce passage n'est pas nécessaire au projet, mais le trajet plus urbain, somme toute normal, en passant devant l'école et le lycée n'est pas mieux estime-t-on aujourd'hui. Tout est peut-être histoire de largeur de trottoirs et d’aménagement de l’espace public. Sur ce sujet, les réflexions continuent effectivement avec l'enquête publique.
Les propos de Bernard Reichen qui dit : « le projet n'a pas besoin de ce passage, etc. » sont dans le bilan.
Autre sujet sur ce site, la friche dite D3 dont on vient de parler. Pour le moment, on n'a pas encore mis au point la solution mais cela viendra. Un espace avec des chiroptères (des chauvessouris) au nord du site a été repéré. Il s'agira donc de reconstituer un habitat, cette friche, au sud peut-être en lien avec les Pichets. Il y a de vrais sujets écologiques sur ce site. Il faudra regarder de près.
Enfin, il y a la question de la desserte et, là, dans l'annexe 2, dans le tableau de synthèse des observations de la concertation, un paragraphe concerne une approche. Aujourd'hui, il y a deux approches concernant ces dessertes en direct du métro qui sont très importantes. La desserte du bus en direct du métro est très importante pour le site. Il y a le passage, pas à travers le parc Richelieu mais en rognant un petit morceau du parc Richelieu. Ce n'est pas en plein milieu mais cela l’écorne pas mal et passe le long de la RPA, le long de la Maison des arts. Vous avez sans doute tous cela en tête. Il y a donc ce passage ou un autre par l’avenue Albert Petit ou une autre avenue avec 400 mètres d'écart. Aujourd'hui, les deux solutions sont à l'étude.
Il est donc écrit dans ce tableau de synthèse sur les observations concernant ce passage du bus à l'intérieur du parc Richelieu, je cite : « l'aménagement du passage du bus nécessite l’aménagement d’une petite portion du parc Richelieu, aujourd'hui minérale et dégradée. Mais cette surface sera requalifiée et le parvis de la médiathèque sera réaménagé et paysager. Le passage du bus permettra aussi de désenclaver la RPA. La desserte est la question numéro 1 que
se pose une entreprise. »
On est d'accord avec cela sauf sur le fait que, quand même, ce n'est pas une petite portion du parc Richelieu, aujourd'hui minérale et dégradée, qui serait impactée mais un espace vert juste derrière l'ancien kiosque. Il y a sans doute une erreur de rédaction. Ce passage n'est pas clair. Je voulais le souligner. Il ne s'agit pas seulement de travailler aujourd'hui sur une surface minérale et dégradée.
Quant à l'idée d'inclure la médiathèque dans le parc, c'est une très belle idée, mais on n'a peut-être pas besoin pour le mettre en route qu'un bus passe à proximité.
Voilà ce que je voulais dire sur ce bilan.

Réponse de Madame Moutaoukil p.34 :

Je veux moi aussi saluer la qualité du document qui nous a été remis mais aussi la qualité, un peu comme pour le PLU, des échanges et de la concertation qui s'est déroulée de février à novembre 2015 extrêmement riche sur ce site qui est important pour nous car c'est beaucoup de surfaces d'un seul coup à aménager. On en parle beaucoup, depuis déjà un
petit moment. On a le projet de lycée général sur ce terrain. Mais s'agissant de ce que vient de dire Mme Meker à propos du passage de cette ligne de bus qui va rogner un peu sur le parc Richelieu, l’un des objectifs que nous avons avec l’arrivée des deux métros est que ce site soit bien desservi car nous voulons y accueillir un grand compte.
Nous souhaitons, en tout cas pour ce qui concerne mon groupe, voir réaliser cet objectif. Pour cela, il nous faut bien évidemment faire des choix qui, même s’ils ne plaisent pas à tout le monde… Nous aussi nous aurions souhaité garder cette portion du parc qui va être rognée. Je pense que c'est un abus de langage que de considérer que c’est une portion qui n'était finalement pas si utile que cela. On va rogner sur cette portion du parc. En tout cas, cette hypothèse nous
permettra de gagner du temps et peut-être aussi de convaincre un peu plus des grands comptes, en tout cas un grand compte, à venir s'installer sur ce terrain.
Si l'on veut augmenter le coefficient nombre d’habitats/nombre d’actifs, il faut que l'on puisse accueillir un grand compte sur la ville pour drainer aussi une activité économique.
Je voulais rappeler cet enjeu auquel nous tenons et saluer encore une fois le travail fait jusqu'à maintenant. On l’a dit, il s'agit d'approuver le bilan de la concertation, mais je pense que cela ne va pas s'arrêter là.
Nous approuverons ce bilan et autoriserons la poursuite de la procédure de déclaration d’intérêt général de ce projet des Mathurins.
[...]
Mme le MAIRE, p.36 :
Merci. Je propose que nous passions au vote sur le bilan de la concertation.
Nous prenons acte de la concertation qui a été menée.

Tribune des élu/es Europe Ecologie-Les Verts parue dans Bagneux Infos, février 2017


Notre ville est dotée de deux Centres Sociaux et Culturels municipaux. Cela représente indéniablement une richesse importante pour Bagneux. Adhérents à la fédération des Centres Sociaux,  nos centres s'appuient sur une charte qui porte des valeurs partagées que sont le respect de la dignité humaine, le développement des solidarités et de la démocratie. Nos équipements ont ainsi de multiples facettes qui constituent un cadre structurant et global, à la fois social et culturel en direction privilégiée des familles. Social, par la volonté de donner la parole aux habitants (conseils de quartier,forum...) afin qu'ils puissent définir leurs besoins (accompagnement, services, partenariats...) et développer divers projets qui vont leur permettre de mieux vivre ensemble, en "bon voisinage ". Mais aussi culturel qui permet à tous, sans restriction, de pouvoir apprendre (ateliers, spectacles...), d'imaginer, de créer, pour soi et avec les autres. Voilà tout un programme qui met le citoyen/acteur (enfants, jeunes, adultes) au cœur du fonctionnement de nos Centres.

Bravo aux personnels qui les font vivre par un accueil convivial et une grande disponibilité. Ce fonctionnement est une dynamique permanente car il doit s'adapter aux difficultés grandissantes des familles. C'est dans ce sens que nos institutions se doivent d'apporter encore davantage aux villes les soutiens financiers et structurels nécessaires, pour que vivent, au mieux, nos CSC dans nos quartiers.

Jean-Louis Pinard 
Conseiller municipal délégué
Groupe Europe Écologie Les Verts 

Tribune des élu/es Europe Ecologie-Les Verts parue dans Bagneux Infos, janvier 2017


Le mot culture, dans la langue française, désigne à la fois la culture de la terre et les cultures de nos sociétés. Étonnant !

On cultive son jardin, on cultive son esprit. Et pour cultiver la terre on sait aujourd'hui, qu'il faut sur une même surface mélanger au maximum les cultures pour que la terre donne le meilleur. Finies les monocultures qui épuisent les sols ! Tout comme la diversité des cultures fait la richesse de notre Humanité.

On trouve rarement de métaphore aussi incarnée dans la langue !

A Bagneux, trois lieux dédiés à la culture, la Médiathèque, la Maison des arts, la Maison de la musique et de la danse, forment un ensemble situé dans les 2,5 ha de verdure (dont un jardin potager!) du parc Richelieu.

Ce parc n'est bordé que d'un seul côté par une avenue de grande circulation – les trois autres le sont par des voies piétonnes. Son calme est rare en petite couronne. Il ne faudrait pas en rogner la quiétude par le passage d'un bus, dont le seul mérite serait de suivre une ligne droite, en mordant sur le parc, qui ferait gagner 3 minutes pour rejoindre le futur quartier des Mathurins. Quand la ville, avec l’arrivée des métros, sera plus intense et plus peuplée, alors ce parc – écrin préservé de culture-S- sera encore plus précieux pour ses habitants. De même, faire traverser le futur parc créé dans le quartier des Mathurins, par les bus, ne serait guère confortable pour les futurs enfants et habitants !

La culture est par ailleurs la base de la démocratie : pour décider, il faut avoir en main des éléments d'évaluation, et d'information. L'équipe municipale cherche de façon très volontaire la participation enrichissante des citoyens aux choix faits pour Bagneux. Et si en 2017, vous veniez, encore plus nombreux, débattre avec nous ?

Très belle année et heureuse année !

Pascale Méker 
Adjointe au maire. 
Groupe Europe-Écologie Les Verts 

Pleine de jours ensoleillés des sourires de celles et ceux qui vous sont chers !

Et Paix sur la Terre, mais aussi POUR cette Planète, notre maison, notre Terre, mère de nos enfants, que nous devons protéger et chérir !

Comme le Colibri,
qui prend sa part dans la lutte contre le feu qui menace la savane,
en transportant des gouttes d'eau, une à une, dans son bec....
selon la légende....
par nos actions sociales, écologiques, associatives, politiques,
œuvrons pour nos frères et sœurs humain-e-s,
luttons sans relâche contre l'incendie, chacune et chacun sans se lasser.

C'est la seule attitude efficace ! Vivre et ne pas se décourager !

Très bonne année 2017 !

Tribune des élu/es Europe Ecologie-Les Verts parue dans Bagneux Infos, décembre 2016


Les solidarités sont nombreuses : familiales, internationales, humanitaires, de grandes campagnes sollicitent la générosité de la population … Pour certains, c'est un mode de vie, pour d'autres une question de survie.

La Ville de Bagneux a toujours soutenu cette démarche à travers ses services et ses actions. Mais ces générosités individuelles et collectives ont leurs limites, ne serait-ce qu'à travers les contraintes financières de tout un chacun ; elles ne comblent pas, à elles seules, les besoins des populations confrontées à la paupérisation grandissante. Les politiques publiques ont un rôle important de régulation dans nos sociétés pour réduire la « fracture sociale ».

En cette période pré-électorale la notion de solidarité s'exprime de façon très différente. Ainsi un candidat, plein d'expérience, propose, par exemple, de supprimer l'impôt sur les grandes fortunes pour apaiser l'angoisse des riches afin qu'ils puissent créer des emplois … dans le même temps, il propose d'amputer davantage les emplois des services publiques afin de favoriser l'emploi ! Pour lui, et ses comparses, la solidarité avance à grands pas … mais dans leurs programmes par un mot sur l'économie sociale et solidaire : ils ne connaissent pas ! Pour ce même candidat, l'activité humaine n'est pour rien dans le réchauffement climatique aujourd'hui, exactement comme au temps préhistorique de la disparition des dinosaures …

Tandis que le rapport Planète Vivante 2016 du WWF nous démontre que 58% de la population des vertébrés a disparu de la surface de la Terre en 42 ans, avec comme première cause, l'empreinte écologique de l'espèce humaine, curieusement en politique, chez certains, des dinosaures sont encore bien vivants !

Bonnes fêtes de fin d'année à toutes et à tous !

Jean-Louis Pinard
Conseiller municipal
Groupe Europe Écologie Les Verts

CM du 20 septembre 2016. Texte de l'intervention de Pascale Méker au nom du groupe EELV


pv_integral_conseil_municipal_du_20_septembre_2016.pdf PV_intégral_Conseil_Municipal_du_20_septembre_2016.pdf  (401.93 Ko)

AMENAGEMENT URBAIN
Révision du Plan Local d'Urbanisme de Bagneux
09/ Approbation de la révision : avis du Conseil Municipal


Vote

Avis favorables = les groupes de la majorité municipale
Abstentions = le groupe les Républicains UDI Union du centre et de la droite et le groupe Bagneux Demain Les Républicains

Depuis le 1er janvier 2016, la compétence Urbanisme est transférée, dans le cadre de la mise en place de la Métropole du Grand Paris, aux établissements publics de territoire. Bagneux a intégré "Vallée Sud-Grand Paris", avec Malakoff, Fontenay-aux-Roses, Clamart, Antony, Sceaux, Bourg-la-Reine, Chatenay-Malabry, Montrouge, Chatillon, le Plessis-Robinson.
Le conseil municipal de Bagneux a donc rendu un "avis" le 20 septembre 2016 et le PLU de Bagneux a été "approuvé" par un vote lors du conseil territorial du 27 septembre 2016.


Intervention de Pascale Méker au nom du groupe EELV p.20-23

Madame le Maire,
Madame la conseillère départementale,
Chers collègues
Mesdames, Messieurs,

Depuis le 15 décembre 2015 date de l'arret du PLU, la concertation a effectivement continué.

Et c'est tout à l'honneur des services de la ville, dont nous devons saluer le travail  ; nous avons grâce a eux ouvert le débat le plus largement possible.

[ ci-dessous  entre crochet: texte retranscrit en substance, mais prononcé différemment

Les contributions de grandes qualités saluées lors de l'arrêt du PLU en décembre 2015, ont continué , y compris à l'enquête publique

Le commissaire enquêteur s'est montré à lécoute et la qualité de son rapport vient enrichir notre PLU et a fait progresser notre réflexion.
Je ne ferai pas de retour sur mes déclarations de décembre 2015 ; mais un petit bilan des améliorations après enquête publique
]

Une situation plus claire pour les écoles construites dans 2 parcs avec
pour le Nord compensation y compris pendant les travaux

arbres protégés quarante supplémentaires sur l'espace publiques
et des arbre signalés dans l'OAP quartier nord, en ces termes :
« Tenir compte de la présence d'arbres présentant certaines caractéristiques (âge, taille, espèce rare...) dans le périmètre du PRUS de la Pierre Plate au moment des études préalables. Dans la mesure du possible ce projet devra intégrer des mesures de compensation au cas où ceux-ci seraient impactés. » page 11, du fascicule 3 – Orientations d'aménagement et de programmation (OAP) du document d'approbation du PLU


Coefficient de biotope, avec dorénavant une valeur 1 pour la pleine terre et 0,7 pour la terre sur dalle, plus conforme à ce qui se fait à juste titre à Paris ou à Berlin, deux villes qui utilisent ce coefficient de biotope par surface.

Pour mémoire,
Concrètement, bonifier le coefficient de la pleine terre à 1,2,comme c'était prévu dans le règlement du PLU au moment de l’arrêt, équivaut à diminuer sa surface au détriment d'un bâtiment ne comportant aucun aménagement en faveur de la biodiversité, aucun éco-aménagement. 

Exemple.
Si 10m2 de la parcelle à bâtir représente les 10% d'espaces verts complémentaire minimum (remarquez bien le minimum qui est en fait le plus souvent un maximum !) obligatoires à réaliser, il suffit que je laisse libre 8m2 de pleine terre qui multiplié par 1,2 en vaudront quasiment 10m2. Quant au bâtiment construit il pourra être en béton brut sans aucun ecoaménagement !

Les espaces verts sur dalle (avec 0,70 m d'épaisseur valait 1 dans l'ancien calcul...
70cm ne peut valoir de la pleine terre, bien évidemment.

Bref, le retour à une acception plus commune de ce coefficient est une belle et bonne nouvelle.

Mais en parallèle, les espaces verts selon le règlement (article13) de la zone UM correspondant au futur quartier des Mathurins, ont considérablement fondus, comme l'indique les errata qui accompagnent le règlement littéral de la zone UM

Par exemple les 50% d'espace vert prévus pour les parcelle constructibles de plus 800m2 destinées aux constructions à usage d'habitat et d'hébergement, par le règlement (à l'article 13) lors de l’arrêt du PLU, sont passés à 36,5%, décomposés en 5% de pleine terre (pourcentage identique à l’arrêt du PLU) et 31'5 % minimum, contre 45% en décembre 2015. |date de l'arrêt du PLU : pas prononcé]

Ce n'est certes pas seulement le fait du réajustement du coefficient de biotope, qui oblige maintenant à un affichage correspondant à des calculs plus justes, mais également sans doute l’agrandissent du Parc (2,5ha y compris la place du Belvédère – qui n'est pas tout à fait un EV, aussi belle et verte sera-t-elle )

Est ce-bien raisonnable ??
Les écologistes -sorte de lanceurs d'alerte que l'on n'écoute pas assez - pensent que NON.

Car les espaces verts sont de vrais équipements publics, utiles pour la santé des citadins, pour le vivre ensemble. j'ai bien dit UTILE, pas "du luxe", mais  nécessaires, demain dans notre Île de France surpeuplée, avec en plus une nouvelle fonction celle de protéger la nature en ville qui n'est plus cette ressource inépuisable mais que l'on doit maintenant protéger et maintenir en milieu urbain.. 

Même si nous comprenons que l'on demande au promoteur, avant qu'il ne réalise son bénéfice, de porter financièrement les espaces publics du projet, le parc, un hectare pour le lycée, et le coût des classes des écoles nécessaires au nombre des nouvelles familles, et le différentielle à la baisse, du produit des droits à construire des 25% de logement social, et celui des bureaux... Le tout conventionné par la signature d'une charte de promotion qui encadre de façon contractuelle, les prix de sortie des appartements - ce que nous approuvons totalement - il n'est plus possible d'opposer les défenseurs de l'environnement aux défenseurs de l'emploi et du logement, mais les défenseurs de l'intérêt général, aux défenseurs du toujours-plus-vite, et du toujours plus-rentable (mais pour qui donc  ?). Un modèle de financiarisation du monde qui forcément dans un avenir très proche va péricliter... 

Car tout est question d'équilibre. 
Et pour moi, en l'occurrence, l'équilibre nécessaire au bien être futur des populations (50 000 habitants minimum en 2030...) n'y est pas, alors que nous sommes la seule ville à cette distance de la porte d'Orléans à avoir encore une telle réserve foncière sur son territoire. 
Si Bagneux veut, en plus de son développement évident, garder ses valeurs de solidarité et de qualité de vie, on ne peut plus gaspiller aujourd'hui  le calme et l'espace nécessaires  pour vivre et travailler demain, Nous avons la chance d'en avoir les dernières gouttes, particulièrement en petite couronne. Nous avons la chance de pouvoir proposer pour l'avenir, un modèle urbain encore vivable. 

Et il y a des solutions rentables - moins sans doute - et respectueuses de l’environnement. Le projet est vaste. On imagine que la quantité de droits à construire peut lui permettre d'équilibrer sa rentabilité.

A moins que le terrain ne soit vendu trop cher ?

Notre PLU ne devrait pas permettre une trop forte densification, un manque d'espace vital pour ce nouveau quartier.

Revenons au cœur du PLU sur les points positifs.
|Nous l'avons vu, la transition entre les quartiers pavillonnaires et les zones plus dense a été retravaillée.) pas prononcé]

Et puis nous avons créé des cœurs d’îlots ou linaires destinés au maintien des continuités écologiques. Ce que permet la loi ALLUR, avec cette nouvelle idée forte dans l'aménagement du territoire qu'il faut absolument construire la ville sur la ville, mais permettre à la biodiversité de mieux y perdurer.
Oui, le COS a disparu au profit d'une nouvelle approche environnementale : on ne pense plus seulement occupation de la parcelle, comme s'il s'agissait d'un terrain de foot, mais aménagement des pleins et vides réceptacles de la nature en ville absolument nécessaire.
Et oui, dans ce cadre on peut encadrer la densification. Elle n'est pas moins limitée qu'avec l'usage du COS, elle l'est différemment. Ces cœurs d’Îlots ont été étudiés soigneusement et sauf erreur, il y en a eu quelques unes, ils ne limitent pas de façon exorbitante les droits à construire ; mais ils peuvent c'est vrai empêcher le regroupement de plusieurs parcelles qui permettraient des ruptures dans la trame verte en pas japonais, par une trop forte artificialisation des espaces, dus à des gabarits de construction destructeurs également du tissu pavillonnaire.


Un dernier mot sur le patrimoine : depuis le 15 décembre, nous n'avons toujours pas trouver le lien entre le titre IV qui régit sa protection et tout l'appareil documentaire constitué par plus de 400 constructions repérées dans la ville, grâce à un travail d'inventaire, comme présentant un intérêt paysager et qualitatif du point de vue architectural, sans aller jusqu'à une protection formelle.
Cet inventaire est un peu la photographie de la
qualité architecturale de la ville qui s’exprime de façon vivante et diffuse. Il ne faut pas perdre cette richesse documentaire ; trouver un lien avec notre PLU. Comment utiliser cet inventaire lors de l'instruction des demandes d'urbanisme ? Comment formaliser son utilisation, afin qu'il ne sombre pas dans l'oubli. Cette question n'est pas encore réglée.

Pour un certains nombres de raisons exposées ici, notre avis est donc un Oui Mais...

Conseil territorial du 27 septembre 2016. Intervention de Pascale Méker prononcée au nom du groupe Ecologiste * de l'Etablissement public de territoire, Vallée Sud-Grand Paris (dans l'attente du procès verbal)


*Membres du Groupe Ecologiste (ordre alphabétique)
Rodéric Aarsse
Annie-Laure Hagel Présidente de groupe
Pascale Méker



Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les vice-président-e-s
Cher-e-s Collègues,mesdames, messieurs,

Comme nous l’avons déjà dit lors des votes précédents concernant les PlU de Clamart et de Fontenay-aux-Roses, Les écologistes sont en retrait.

En effet, nous sommes dans une période transitoire, où il faut bien reconnaître que notre conseil ne peut jouer que le rôle d'une chambre d'enregistrement. Les villes qui présentent au conseil leur PLU pour approbation de révision ou pour création (comme c'est le cas pour Montrouge) ont bien délégué au territoire le rôle d'achever les procédures nécessaires à la validation de leur document d'urbanisme, mais le lien entre ces PLU et le Plan local d'urbanisme intercommunal qui devrait être le droit du sol sur notre territoire n'est pas clairement établi ni même envisagé.

Notre conseil n'est à vrai dire en la matière et maintenant qu'une chambre d'enregistrement, et ce n'est pas le rôle des élu e s.

Mais cette réalité administrative a aussi un visage concret : ces PLU ne sont pas encore pensés en liaison les uns avec les autres.
Ni en termes par exemple de trames vertes et bleues -pour le moment – ce qui devrait être le cas avec le futur PLUI.

Sud de Seine, avait pour sa part étudié un diagnostic écologique avec une première réflexion sur la cohérence écologique, d'un territoire intercommunal

Ni en termes d'équilibre de logements sociaux par exemple, où les villes devraient harmoniser leur parc social ;

Ni en terme également d'offre d'espaces verts.
On remarque que dans cette petite couronne très artificialisée, les espaces verts se situent de façon significative dans le sud de notre territoire.
Ainsi le parc de Sceaux, puis La Vallée aux Loups, et puis bien sûr la forêt domaniale de Clamart, de Verrières et de Meudon, avec il est vrai la coulée verte du Sud parisien qui traverse notre territoire des portes de Paris jusqu'à Antony. Et c'est bien.
Ces espaces verts sont tous aujourd'hui des investissements réalisés par le département ou l'état (pour les bois)

Mais dans le nord -est du territoire – je pense à Montrouge et à Malakoff en particulier, mais aussi dans une moindre part à Châtillon qui n'est pas très loin du bois de Clamart -, les grands espaces verts sont rares. Et la population dense.
A l'échelle du territoire cela devrait se réfléchir dans le cadre d'un PLUI et puis, et c'est aussi le moment de l'évoquer , notre PLUI devra s'inscrire dans les orientations du Schéma de cohérence territoriale de la métropole de Paris, sans que l'on sache aujourd'hui dans cette grande époque de transition comment cela se fera ? Ou se ferait ?

Au delà de ce rôle très peu politique de notre assemblée, pour les écologistes qui sont des lanceurs d'alerte, il est important de manifester aussi par leur abstention, un désaccord avec les politiques d'aménagement du territoire de la mégapole parisienne qui tend à concentrer un maximum d'habitants - parce que réceptacle d'un maximum d'emplois - plutôt que d'utiliser la dynamique financière et industrielle de notre région – la plus riche d'Europe -pour réindustrialiser des villes et des provinces désertées qui forment le désert français et font le lit des haines et des peurs qui conduisent à des votes extrêmes, d’extrême droite.

Les familles d’île de France qui peuvent trouver un emploi en province n'hésitent guère ; tandis qu'en grande banlieue, des populations, mal desservies par les transports et souvent les plus fragiles socialement de notre région, sont reléguées.

Et ici, et bien, on continue à s'entasser comme nous le faisions déjà il y a plus de 20 ans, sauf que maintenant, cela devient irrespirable, au propre comme au figuré...


Seul le PLU de Bagneux a mis en œuvre deux outils innovants

1/ Les cœurs d’îlots ou linaires destinés au maintien des continuités écologiques.
Ce que permet la loi ALLUR, avec cette nouvelle idée forte dans l'aménagement du territoire est qu'il faut absolument construire la ville sur la ville, mais permettre à la biodiversité de mieux y perdurer.

Oui, le COS a disparu au profit d'une nouvelle approche environnementale : on ne pense plus seulement occupation de la parcelle, comme s'il s'agissait d'un terrain de foot, mais aménagement des pleins et vides, réceptacles de la nature en ville absolument nécessaire.

Et oui, dans ce cadre on peut encadrer la densification. Elle n'est pas moins limitée qu'avec l'usage du COS, elle l'est différemment. Ces cœurs d’Îlots ont été étudiés soigneusement et sauf erreur, ils ne limitent pas de façon exorbitante les droits à construire ; mais ils peuvent, c'est vrai empêcher le regroupement de plusieurs parcelles qui permettrait des ruptures dans la trame verte en « pas japonais », par une trop forte artificialisation des espaces, dus à des gabarits de construction destructeurs également du tissu pavillonnaire.

2/ Et puis, ce coefficient de biotope par surface déjà utilisé par Paris ou Montreuil, par exemple mais aussi Berlin.

Le coefficient de biotope est fait pour compenser la diminution de la pleine terre par des aménagements (mur végétal, toiture végétalisée) favorables à la biodiversité, sur et aux alentours immédiats (espace vert sur dalle) des constructions qui viennent s'installer sur un terrain, en l'occurrence pour notre PLU, une surface complémentaire d'espace vert. 

C'est donc une sorte de bonus de constructibilité en proportion des eco-aménagements du bâtiment..

Avec une valeur de 1 pour la pleine terre puis des valeurs allant de o,8 à 0,2 pour des écoaménagements comme les espaces verts sur dalle ou bien les toitures végétalisées ou les murs végétalisés.

Mais Bagneux est à l'équilibre dans notre territoire : avec l'arrivée de deux métros au nord, et au sud un espace de 16ha à aménager sur la surface occupée par la DGA déménagée à Paris.

Et ils nous semble que le PLU permettrait une trop forte densité sur ce futur quartier
Dans la mesure où comme nous l'évoquions plus haut, le nord de notre territoire est très dense et pauvre en grands espaces verts, et que Bagneux est la seule ville a bénéficier de cette réserve foncière, avec de plus une configuration particulière qui lui permettrait d'agrandir plus que cela n'est prévu le parc actuel qui existe à la lisière de ce nouveau quartier.

Est ce-bien raisonnable ?? Les écologistes -sorte de lanceurs d'alerte que l'on n'écoute pas assez - pensent que NON.

Car les espaces verts sont de vrais équipements publics, utiles pour la santé des citadins, pour le vivre ensemble. j'ai bien dit UTILE, pas "du luxe", mais  nécessaires, demain dans notre Île de France surpeuplée, avec en plus une nouvelle fonction celle de protéger la nature en ville qui n'est plus cette ressource inépuisable mais que l'on doit maintenant protéger et maintenir en milieu urbain.. 

Tout est question d'équilibre bien sûr entre logements, emplois, dynamisme et respiration...
Rien n'est simple, mais tout est souvent pensé sans tenir assez compte du long terme – qui coûte cher – aujourd'hui, mais encore plus demain en termes de qualité de vie de nos populations.

Procès verbal intégral et indications des interventions des élu-e-s Europe Ecologie Les Verts


03_pv_integral_conseil_de_territoire_du_12_juillet_2016_1_.pdf 03_PV_intégral_Conseil_de_Territoire_du_12_juillet_2016[1].pdf  (169.1 Ko)

III. AMÉNAGEMENT – URBANISME - HABITAT
8. Approbation du Plan Local d’Urbanisme révisé de la ville de Clamart

vote
La délibération sur l’approbation du Plan Local d’Urbanisme révisé de la ville de Clamart est adoptée à la majorité (6 voix contre et 2 abstentions.) Les 2 abstentions sont EELV

Intervention de Pascale Méker au nom du groupe Ecologiste, p 10


Beaucoup de choses ont été dites. Chacun reconnaît que le rôle de ce Conseil est très complexe pour imaginer une vision pour ce territoire. Nous sommes tous des élus. Nous sommes réunis ce soir pour tenter de réunir nos compétences, nos avis, nos visions, même si elles divergent, afin de tenter de construire quelque chose. Ce ne sera pas simple. La charte de gouvernance demande que chaque ville reste maîtresse sur son territoire. Dans ce cadre, les Plans Locaux d’Urbanisme sont très importants. Notre situation est donc un peu bloquée. Nous ne pourrons guère aller plus loin, sauf à créer des synergies et des consensus au fil du temps. Je pense que c’est possible sur certains sujets. Les écologistes sont un peu mal à l’aise à propos de la façon dont la région Ile-de-France est urbanisée. Certes, des besoins existent. Certes, la densification de cette région est privilégiée alors que d’autres parties du territoire se désertifient. Pour ces raisons, mes collègues et moi-même — nous sommes tellement minoritaires que cela n’a guère de poids — exprimerons un retrait et nous abstiendrons jusqu’au jour où un Plan Local d’Urbanisme mettra réellement en avant la question de la préservation de la nature en ville. Je ne connais pas le détail du PLU de Clamart. Néanmoins, notre territoire dispose d’espaces verts, de réservoirs de biodiversité et des moyens de mettre en oeuvre une trame verte et bleue irriguant ce territoire, des pistes cyclables ainsi que des trajets permettant une mobilité douce. Je ne pense pas avoir repéré dans le PLU de Clamart des éléments sur les pistes cyclables. J’ai trouvé des « voies apaisées », etc. Voilà les raisons de notre vote d’abstention.


9. Bilan de la concertation mise en oeuvre dans le cadre de la révision de Plan
d’occupation des sols valant élaboration du Plan Local d’Urbanisme de la Ville
de Fontenay-aux-Roses
10. Arrêt du projet de révision du Plan d’Occupation des Sols valant élaboration du
Plan Local d’Urbanisme de la ville de Fontenay-aux-Roses

Vote
Je vous propose (J-D Berger) d’approuver le bilan de la concertation du point 9. Qui est contre ?
Personne. Qui s’abstient ? Le groupe socialiste, 6 voix. Qui ne prend pas part au vote ?
Personne. Qui est pour ? Le reste.
La délibération sur le bilan de la concertation mise en oeuvre dans le
cadre de la révision de Plan d’occupation des sols valant élaboration
du Plan Local d’Urbanisme de la Ville de Fontenay-aux-Roses est
adoptée à l’unanimité (6 abstentions).

Le point 10 concerne l’arrêt du projet de révision pour Fontenay. Qui est contre ? Le groupe socialiste, 6 voix. Qui s’abstient ? Le groupe vert, 2 voix. Qui ne prend pas part au vote ? Personne. Le reste est pour.

La délibération sur l’arrêt du projet de révision du Plan d’Occupation des Sols valant élaboration du Plan Local d’Urbanisme de la ville de Fontenay-aux-Roses est adoptée à la majorité (6 voix contre, 2 abstentions).


Intervention de Pascale Méker , p 15-16

Mme Pascale MEKER
En ce qui concerne la loi ALUR, les interventions s’effectuent dans un ordre mystérieux. En effet, les nouveaux outils mis à disposition très récemment par la loi ALUR ne semblent pas complètement compris ou assimilés. Leur utilité ne semble pas être acquise. La loi ALUR ne concerne pas uniquement l’Ile-de-France, mais tout le territoire y compris les zones qui comprennent peu d’habitants et de nombreuses terres agricoles, ainsi qu’un grand étalement urbain. L’idée qui prédomine est de construire la ville sur la ville, de permettre d’instituer des réservoirs de biodiversité, de nature en ville dans les zones très denses. Nous sommes et serons très urbanisés. Nous devons donc protéger la nature en ville. C’est inhabituel pour des personnes de ma génération, pour qui la nature subsistait et s’adaptait en ville. Nous nous apercevons que ce n’est plus évident, qu’aujourd’hui il est nécessaire de faire attention sans quoi des pans entiers de flore et de petite faune disparaîtront. Construire la ville sur la ville permettra à la biodiversité de se maintenir dans des zones très denses. C’est possible. En effet, il n’y a plus de COS. La place utilisée sera mesurée. Dans les zones constructibles et celles qui sont déjà construites, il est possible d’utiliser des outils comme des coeurs d’îlots pour réserver le passage des trames vertes et bleues. Certaines communes connaissent les trames vertes en pas japonais. Dans les zones très urbanisées, les jardins portent cette puissance de régénération de la nature en ville. Ils permettent également aux êtres humains (qui habitent l’horizon lorsqu’ils habitent en hauteur) de profiter de ces parcs publics et des vues sur les jardins privés, voire de traverser des coeurs d’îlots dans de nouveaux quartiers.
Cette loi ALUR donne les moyens de préserver la nature en ville et les zones pavillonnaires, avec leurs jardins. Par ailleurs, elle tente de limiter le grignotage des terres agricoles qui seront fondamentales dans les années à venir. La surface moyenne d’un département disparaissait tous les 10 ans il y a quelques années. Dorénavant, elle disparaît tous les 7 ans. Notre territoire tend à s’urbaniser. C’est normal, car les habitants doivent être logés. Nous devons néanmoins trouver de nouvelles façons de penser le territoire. Selon moi, la loi ALUR le permettra en densifiant les zones qui sont déjà denses et en permettant à la nature de s’y développer et de garder sa place.
Je n’ai pas évoqué le logement social dans ma déclaration précédente. Les équilibres en termes de logements sociaux doivent être préservés, non au détriment de la nature, mais pas non plus… J’ai été sensible aux propos tenus précédemment par rapport aux 25 % de logements sociaux.




Tribune des élu/es Europe Ecologie-Les Verts parue dans Bagneux Infos, novembre 2016


ESS, encore un acronyme barbare dans un monde économique qui ne l'est pas moins ! Pourtant derrière ce concept d'Économie Sociale et Solidaire se cachent des réalités innovantes, décoiffantes, où les rapports de hiérarchie sont totalement revisités, et où tant le dynamisme des salariés que les résultats purement financiers sont à haute valeur ajoutée. Alors pourquoi restent-elles encore minoritaires ? Et les connaît-on ? Que font-elles de si différent ?

Management collaboratif avec hiérarchie qui part du bas vers le haut et avec pour principes la co-décision, la limitation des écarts de salaires – voire l'égalité – la répartition des voix et des bénéfices. Il s'agit en fait de se réapproprier le sens de son travail.

Les consommateurs, les clients, choisissent de plus en plus en priorité les entreprises solidaires et les circuits courts, quand on leur en offre la possibilité, car elles remettent au cœur de leur activité économique la plus sûre des valeurs : la confiance partagée.

Et parallèlement, quoi de mieux qu'une monnaie locale pour établir des liens de proximité et de responsabilité au plus près de son quotidien ? Plusieurs expériences de monnaie complémentaire ont déjà fait leurs preuves, à Toulouse par exemple. C'est un outil qui dynamise les échanges locaux : elle ne peut être dépensée que dans un réseau d'entreprises, de petites entreprises, de commerces et d'artisans, voire de services publics, qui l'acceptent. Elle est convertible en euros – donc sécurisée – mais elle ne peut être économisée car au-delà d'un certain laps de temps court, elle doit être utilisée sous peine de fondre … Cette monnaie locale n'a pas vocation à remplacer l'euro, mais à mieux partager le fruit des échanges des acteurs économiques du territoire, en le ciblant vers ce territoire.

Pascale Méker
Adjointe au maire.
Groupe Europe-Écologie Les Verts

Tribune des élu/es Europe Ecologie-Les Verts parue dans Bagneux Infos, octobre 2016


Parmi nos préoccupations actuelles la pollution sous toutes ses formes prend une place de plus en plus importante car elle influe considérablement sur la santé et notre porte monnaie ( son traitement, maladies...).
Cette pollution est liée directement à nos modes de consommation et à nos besoins, en particulier, à nos différents modes de chauffages. Électricité (nucléaire en France), gaz, fuel, ou charbon etc. ont un impact sur notre environnement car générateur de CO2 responsables de l'effet de serre - ou pour le nucléaire de déchets dangereux pendant des millénaires - et non renouvelables (y compris pour le nucléaire).

De plus en plus de familles n'arrivent pas à payer leurs factures énergétiques.La ville prenant en compte ces situations s'est tournée vers la géothermie, une technologie qui permet, en grande partie de résoudre, à termes, ces différents enjeux : protection de l'environnement et moindres coûts assurés pour les 25 ans avenir et plus. Par ailleurs, la ville en choisissant cette énergie participe au développement d'entreprises innovantes qui créent de l'emploi en se tournant vers la maîtrise technologique des énergies renouvelables (vent, soleil, lumière, eau, géothermie profonde)

A Bagneux, cette ressource est doublement durable puisque qu'elle respecte la réserve de biodiversité pédagogique située en bordure de la centrale. La friche et la haie ancienne – indispensables à la survie du lieu - ont été totalement protégées pendant les travaux, et une renaturation de la zone touchée par les forages a été engagée à la fin du chantier

Notre groupe ne peut que s'en réjouir car nos villes sont directement touchées par cette nécessité absolue de mieux respirer et de limiter le réchauffement climatique . Et de protéger la nature en ville !


Jean-Louis Pinard
Conseiller municipal
Groupe Europe Ecologie-Les Verts




Tribune des élu/es Europe Ecologie-Les Verts parue dans Bagneux Infos, septembre 2016


Faire de l'enfance un axe majeur de la politique communale, comme le fait l'équipe municipale actuelle, c'est parier sur l'avenir, dans un long terme qui dépasse de loin les échéances électorales.

C'est s'engager dans l'éducation, à l'articulation entre le temps scolaire et le temps périscolaire. Une éducation qui ne se limite pas à l'enseignement des compétences élémentaires, même si celui-ci est en soi un défi, mais vise à former les acteurs de la démocratie de demain ; à accompagner les apprentissages en stimulant la curiosité plutôt qu'en stigmatisant les échecs ; à faire expérimenter aux enfants la gestion non-violente des conflits, surtout lorsque le milieu socio-économique dans lequel ils grandissent est traversé de multiples tensions ; à les responsabiliser face aux défis environnementaux, comme a commencé à le faire avec succès l'association Bagneux Environnement, dans le cadre des TAP.

C'est aussi protéger leur santé en les préservant au maximum des pollutions qui, hélas, caractérisent notre milieu urbain (de la pollution de l'air due au trafic automobile à la pollution électromagnétique - encore trop souvent négligée). Dans cette perspective, l'effort visant à augmenter la part du local et du bio dans les menus de la restauration scolaire doit également être poursuivi sans relâche.

Faire de l'enfance un axe majeur de la politique communale, c'est toujours se poser la question, projet après projet : « quels citoyens voulons-nous pour Bagneux dans quinze ou vingt ans ? » - et, parce que les deux questions sont intimement liées : « quelle ville voulons-nous laisser aux adultes que seront les enfants d'aujourd'hui ? ».

Ludovic Fresse
Conseiller municipal délégué
Groupe Europe Ecologie-Les verts


Tribune des élu/es Europe Ecologie-Les Verts parue dans Bagneux Infos, juillet-août 2016


Comme chaque année, Copaca' Bagneux va s'installer dans le parc du Puits- Saint-Etienne. A l'ombre des grands arbres, on pourra danser, jouer, faire de la gymnastique, être au concert, ou musarder sur une chaise longue, avec le chant des oiseaux et les cris des enfants pour se réveiller !!

Si les Français sont plus de 90% à exprimer le besoin d’un contact quotidien avec le végétal, ils sont aussi 1 sur 2 à considérer que les espaces verts sont d'abord bons pour l’environnement ! *
Donc rien d'étonnant à ce que nous soyons sensibles à l'importance de la nature en ville ! Et à son respect.
Ainsi, l'usage de nos parcs pour nos principales manifestations, Copaca' Bagneux, la Fête des Vendanges et Si t'es môme, doit se faire dans le respect de la nature, des arbres, et des pelouses, qu'il faut à chaque fois aider à se « refaire ». Et c'est un coût pour la ville.
Mais Bagneux s'investit depuis longtemps pour ses espaces verts. Depuis le parc Richelieu acquis en 1948, les parcs François Mitterrand et Robespierre, obtenus de haute lutte, dans les années 1980, jusqu'à la Maison des arts et son parc, en 1992.
Donc, à nous, lorsque nous profitons de ces parcs de les respecter et de les aimer pour ce qu'ils sont en ce XXIème siècle : une nature en ville qu'on ne peut plus rétrécir sans compter, mais au contraire protéger !

Par exemple en triant les déchets que vous ne jetterez que dans les poubelles ! La bouteille en plastique et la canette se recyclent, et les déchets de nourriture se jettent dans la poubelle destinée au tout venant. Et puis surtout... n'utilisez plus de gobelets jetables non recyclables ! Prenez avec vous un récipient réutilisable.
Ce n'est pas du tout un geste mineur, mais un accord majeur à partager dans le monde entier !


* Sondage Unep-Ipsos, 2013

Pascale Méker
Maire-Adjointe
Groupe Europe Ecologie Les Verts


N'imaginons pas un seul instant que cela n'aura pas de suites très importantes pour l'Union Européenne ! Ne plus faire l'autruche, surtout !!
Les Anglais quittent l'Europe car la société britannique est trop "pauvre", et ce vote est l'expression d'un profond malaise qui concerne ce pays en lui-même ; avec un besoin de retrouver des repères, qui va comme toujours avec une tentation de repli sur soi et d'un nationalisme teinté de populisme. De très mauvaises raisons donc ! Une façon de dire au gouvernement anglais : "l'Ultra-libéralisme financier, ça suffit !" Et les anglais ne s'y trompent finalement pas ! L'Europe est l'incarnation même de cet Ultra-libéralisme ! Mais moins que l'Angleterre - et c'est tout le paradoxe de ce référendum - qui au sein de l'UE pilote les lobbyistes les plus puissants au service des droits sociaux minimum !! Et du moins de contrôle possible sur la circulation des flux financiers !. Erreur fatale donc ! A question biaisée, réponse biaisée !! A force de dire à l'Europe "I want my money back", à force de créer des "zero-hour contract", la Grande-Bretagne risque de se couper en deux ! Seule une Europe qui refonde un nouveau modèle de développement social et économique, compatible avec l'ère écologique qui s'ouvre peut sauver les pays de notre continent de la misère et des nationalismes fomenteurs de guerres.
Une ère de partage et de solidarité entre les peuples et la planète, comme une obligation "géologique" ! Une obligation pour survivre !


Communiqué d'EELV

Tribune des élu/es Europe Ecologie-Les Verts parue dans Bagneux Infos, juin 2016


Être senior à Bagneux c'est, enfin dans la plupart des cas, aspirer à vivre dans un environnement plus serein, avoir la possibilité d'accéder à des services d'accompagnement en cas de besoins, mieux connaître son entourage, lier de nombreuses relations si importantes pour éviter un sentiment d'isolement.
Pour répondre à ces aspirations les services municipaux mettent en place des actions à la fois solidaires et dynamiques.
Solidaires pour répondre aux situations les plus diverses en prenant en compte les niveaux de vie de chacun. Pour le sociologue Pierre Bourdieu il faut relativiser le concept de "catégorie d'âges " en considérant que cette notion cache bien souvent des réalités très différentes entre personnes du même âge mais de milieux aussi très différents.

Globalement la population vieillit. Nous retrouvons à Bagneux la tendance nationale où la part des 60 ans est ainsi passée de 16% dans les années 1950 à plus de 24% aujourd'hui. Pour la première fois, en 2014, les seniors sont aussi nombreux que les moins de 20 ans. Cette corrélation entre seniors et jeunes est aujourd'hui un enjeu majeur pour permettre ce « vivre ensemble » si précieux pour Bagneux.
Cet enjeu doit-être bien perçu par les services municipaux qui se veulent dynamiques à travers l'ensemble des actions qui existent et qu'ils mettent en place. Ainsi le Conseil des anciens, qui est proposé, est un beau projet car celui-ci peut donner l'occasion de relier - par la transmission des plus anciens aux jeunes - le vécu, l'histoire humaine, l'expérience des seniors, au présent et au devenir de notre ville.

Jean-Louis Pinard
Conseiller municipal
Groupe Europe Ecologie-Les Verts

Tribune des élu/es Europe Ecologie-Les Verts parue dans Bagneux Infos, mai 2016


L'équipe municipale a choisi de faire du cadre de vie et notamment de la propreté urbaine l'une des priorités de l'actuel mandat. Création de postes, formation des agents, mise en service prochaine d'un numéro vert destiné à faciliter les signalements et par conséquent à accélérer les interventions... Ces mesures, prises dans un contexte budgétaire difficile pour les villes, montrent toute l'attention portée par Bagneux à la question de la propreté.

Cependant, les citoyens ne sont pas seulement des consommateurs mais aussi et surtout des acteurs de l'espace public, et le problème des déchets abandonnés dans les rues et les parcs (papiers, canettes, emballages plastiques, etc.) ne peut pas être uniquement réglé par les agents municipaux. À l'exception des feuilles mortes, les détritus qu'on retrouve sur la voie publique constituent une pollution évitable, qu'un minimum de civisme permettrait d'éradiquer en grande partie.

Dégrader l'espace des autres relève de l'égoïsme. Dégrader son propre espace et salir son propre environnement relève de l'idiotie. L'intelligence, qui n'est l'apanage d'aucune catégorie socio-culturelle, invite à ne jeter ses déchets que dans les poubelles. La sagesse, elle, nous invite à faire évoluer nos modes de consommation pour limiter au maximum les emballages superflus et/ou non-recyclables. La compote en gourde individuelle, par exemple - « gourmande », au moins en quantité de plastique ! - est-elle vraiment un ingrédient indispensable du goûter de nos enfants ? Les portions individuelles en générale, qui génèrent beaucoup d'emballage, sont à la fois plus chères que le « vrac » qui est aujourd'hui de plus en plus accessible, pour des produits de plus en plus variés.

Ludovic Fresse
Conseiller municipal délégué
Groupe Europe Ecologie Les-Verts





Tribune des élu/es Europe Ecologie-Les Verts parue dans Bagneux Infos, avril 2016


Bagneux est une ville pleine de projets d'aménagement urbain avec l'arrivée de deux métros, à horizon 2020, et la création d'un nouveau quartier sur le site des Mathurins, libéré par la Direction Générale de l'Armement (DGA), partie pour Paris.
Bagneux a l'ambition d'être une ville populaire, une ville intense, dans la dynamique de la métropole parisienne, où tous les citoyens quelle que soit la taille de leur portefeuille puissent se croiser et se parler, vivre ensemble, avec des espaces publics, des espaces verts et des services publics de proximité de qualité. Bagneux met en avant son atout « ville verte » – en plus des métros !

Dans un contexte de restriction des dotations de l'Etat, très dur, nous sommes attentifs, à ce que les espaces verts soient bien considérés comme des équipements publics indispensables. Car un parc coûte cher, en tant qu'investissement foncier, et en termes d'entretien...il représente un vrai choix budgétaire et donc politique. Mais c'est bien la qualité sociale et environnementale de la ville qui est en jeu ! Un parc est un gage de mixité sociale et de santé publique ! Respirons !
Alors oui, au nouveau quartier de 15 ha, mais avec un parc à la hauteur des ambitions de la ville, qui devrait compter 50 000 habitants en 2030.
Une école dans le parc Robespierre ? Mais à condition que l'hectare du parc consacré à l'école soit reconstitué dans le même quartier nord.
Oui, pour que les orientations budgétaires de la ville, en particulier l'’environnement et le développement durable ; l’éducation et la jeunesse, la solidarité et la citoyenneté, le cadre de vie et la propreté urbaine se réalisent sur un territoire où chaque habitant disposera au minimum de 8,5 m2d'espaces verts.
Ce qui est bon pour la planète est bon pour les humains !

Pascale Méker
Maire-Adjointe
Groupe Europe Ecologie Les Verts








Texte de l'intervention de Pascale Méker au nom du groupe EELV (dans l'attente du procès verbal)


Madame le maire, chers collègues, Mesdames et Messieurs,

Notre groupe adhère à ce budget, réalisé avec un souci d'équité entre les services et une construction ouverte, partagée avec les services et les élu e s., et nous remercions le service des finances, mais également tous les services.

Nous ne reviendrons pas sur les difficultés, liées à la diminution drastique des dotations de l'état. Ni sur le diagnostic partagé...

Avec un point concret que nous aimerions voir améliorer dans les années à venir, la réduction de l'augmentation des dépenses des fluides. Nous aimerions aussi que la mutualisation de notre cuisine centrale avec la ville de Malakoff, qui va réduire le coût de chaque repas servi de 40cts d'euros, permette d'investir dans l' augmentation de la qualité des produits servis. En terme d'origine local et bio. Je rappelle qu nous sommes déjà, la seule ville d’île de France à être entrée avec succès dans le label « En cuisine » , pour être plus clair le AB des cuisines collectives...Nous sommes entrés au niveau un, notre avenir est tracé...gravir le niveau 2....
Concernant la restauration de l’église Saint-Hermeland, je voudrais juste rappeler que celle-ci sera subventionnée, au titre des monuments historiques, à hauteur de 80% . Le clocher de cette église exceptionnelle dans notre région du sud parisien demande d'ailleurs une restauration urgente. Ce n'est pas du luxe, c'est un mesure de salubrité, puisque sa structre s'écaille et que des pierres tombent.


L'Etat politique général du pays [est plus qu'] inquiétant pour l'avenir de nos enfants, et de notre civilisation qui doit profondément se réformer, trouver une nouvelle jeunesse.
Les jeunes, qui votent, choisissent majoritairement le FN, plus que le PS, plus que Les Républicains....
Et je doute que les 40 milliards consacrés au CICE n'y puissent quelque chose, tout comme la loi sur le travail .
Nous devons, notre devoir est de changer de modèle économique, pour un modèle qui sache prendre en compte la réalité écologique du monde.
Nous entrons dans l'ère géologique de l’Anthropocène, c'est à dire ce moment particulier ou la symbiose entre l'espèce humaine et la terre est telle, que nous influençons totalement l'avenir géologique – au-delà même du réchauffement climatique.
Nous avons retourné le gant. C'est maintenant. La nature sauvage, inexplorée, infinie, telle qu'elle berce notre inconscient, dans laquelle nous pouvions puiser indéfiniment, n'existe plus !
Nous devons apprendre un nouveau rapport au monde ; et de fait un nouveau rapport à l'autre. La coopération, la solidarité est la seule attitude réaliste – pour que le bateau continue de voguer – et attitude humaniste bien sûr, si nous ne voulons pas sacrifier des individus sur l’hôtel de la richesse de quelques uns.

Partager est une obligation géologique.
Impossible de continuer comme cela.. Et pourtant, l'urgence écologique et sociale est de moins en moins prise en compte par les grandes tendances politiques de notre pays...

Plus concrètement demain Bagneux sera un quartier métropolitain de Paris, au-delà de l'institution, un quartier populaire avec une qualité de vie liée à ses espaces publics et verts.

C'est l'atout de Bagneux.
Une ville, un territoire, c'est à dire un espace concret, où l'on peut encore espérer respirer, bouger, se croiser se rencontrer...

Et concrètement, avec ces coupes budgétaires qui affaiblissent la capacité d'investissement des villes, difficile de travailler sur les espaces publics, sur les places, sur les rues, mais aussi sur les parcs, qui sont de véritables équipement public. Qui demandent beaucoup d'investissement, mais aussi des crédits de fonctionnement.

Alors Bagneux doit-elle choisir, entre un grand lycée et un parc à la hauteur de ses ambitions sur le nouveau quartier des Mathurins ?

Dans ce territoire que l'on nomme maintenant vallée Sud Grand Paris, depuis la porte d'Orléans jusqu'au parc de Sceaux, jusqu'à la boucle des bois de Clamart et de Meudon qui rejoignent la foret de Fausses-reposes, massif résiduel de la grande Foret du centre de l’île de France, il n'y a pas de grand parc. Et ce n'est pas tous les jours qu'un espace de 15 ha – disons un peu plus de 14ha si l'on réserve d'emblée 1ha pour le lycée se libérera. Avec une prévision d'une population qui se comptera aux environs de 50 000 habitant à horizon 2030 ?
Alors, oui pour toutes ces personnes, pour la nature en ville qui devra continuer à subsister, l'établissement public de territoire, le département – doivent penser à équiper ce triangle formé au nord de Malakoff, Vanves, puis se prolongeant par Châtillon, Fontenay, Bagneux , d'un équipement public, nécessaire à la vie en agglomération très dense : un parc.
La coulée verte ne suffira pas !

Et face aux promoteurs, qui ont bien dessiné un parc, mais quasiment exactement sur l'espace d'une carrière – là où construire coûte beaucoup plus cher, il faut se battre pour expliquer que deux espaces de 5000 mètres carrés se jouxtant, mais séparés par une voie portant un trafic de bus, ne sont pas équivalant à un espace d'un ha de parc !
Et avoir l'être un peu étrange, un peu original en rappelant que ce que ce n'est qu'à partir de 1ha que l'on peut commencer à parler de parc et non de square !
Et encore un peu plus bizarre, en rappelant que ce parc des Mathurin présenté comme une extension du parc François Mitterrand doit réellement le rejoindre sur une largeur suffisamment conséquente pour que l'on ait une véritable trame verte..ce qui n'est pas vraiment le cas.

Car les parcs coûtent chers et sont mal vécus par les promoteurs...

Mais quoi qu'on en dise, et même si le cimetière parisien est un patrimoine inestimable et un poumon vert, les enfants n'iront jamais jouer au ballon entre les tombes ou goûter sur leurs margelles !

Il serait vraiment dommage que ces 15ha de ce site du belvédère des Mathurins ne puissent avoir un parc d'une taille raisonnable.
Je rappelle que le parc Richelieu fait 2,2ha .

Et oui, le département des Hauts de Seine, si riche, devrait mettre la main à la poche.
Aussi pour un bassins de vie populaire, pas uniquement pour des zones comme Sceaux et Chatenay-Malabris, dont les habitants peuvent plus facilement s'évader de la ville.

Tout cette réflexion nous ramène à l'avenir, où il faudra aussi respirer pour vivre et habiter et travailler...
Si nous comprenons que la gestion du foncier d'une ville doit être dynamique, pour permettre une capacité d’autofinancement des dépenses d'investissements ; une gestion dynamique, c'est à dire une politique de vente de notre foncier pour permettre la réalisation d'équipements publics, - pas uniquement pour acheter des corbeilles double-flux, qui en terme d'échelle de dépense sont bien légères, mais très importantes en terme de protection de l'environnement, car il s'agit d'installer la pratique du tri dans nos espaces verts et sur certains points importants de nos espaces publics, mais pas partout au regard des économies obligatoires - nous souhaitons [néanmoins] que les espaces verts soient bien pensés comme des équipements publics.







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