Bagneux, solidaire aussi avec la planète !

N'imaginons pas un seul instant que cela n'aura pas de suites très importantes pour l'Union Européenne ! Ne plus faire l'autruche, surtout !!
Les Anglais quittent l'Europe car la société britannique est trop "pauvre", et ce vote est l'expression d'un profond malaise qui concerne ce pays en lui-même ; avec un besoin de retrouver des repères, qui va comme toujours avec une tentation de repli sur soi et d'un nationalisme teinté de populisme. De très mauvaises raisons donc ! Une façon de dire au gouvernement anglais : "l'Ultra-libéralisme financier, ça suffit !" Et les anglais ne s'y trompent finalement pas ! L'Europe est l'incarnation même de cet Ultra-libéralisme ! Mais moins que l'Angleterre - et c'est tout le paradoxe de ce référendum - qui au sein de l'UE pilote les lobbyistes les plus puissants au service des droits sociaux minimum !! Et du moins de contrôle possible sur la circulation des flux financiers !. Erreur fatale donc ! A question biaisée, réponse biaisée !! A force de dire à l'Europe "I want my money back", à force de créer des "zero-hour contract", la Grande-Bretagne risque de se couper en deux ! Seule une Europe qui refonde un nouveau modèle de développement social et économique, compatible avec l'ère écologique qui s'ouvre peut sauver les pays de notre continent de la misère et des nationalismes fomenteurs de guerres.
Une ère de partage et de solidarité entre les peuples et la planète, comme une obligation "géologique" ! Une obligation pour survivre !


Communiqué d'EELV

Texte de l'intervention de Pascale Méker au nom du groupe EELV (dans l'attente du procès verbal)


Madame le maire, chers collègues, Mesdames et Messieurs,

Notre groupe adhère à ce budget, réalisé avec un souci d'équité entre les services et une construction ouverte, partagée avec les services et les élu e s., et nous remercions le service des finances, mais également tous les services.

Nous ne reviendrons pas sur les difficultés, liées à la diminution drastique des dotations de l'état. Ni sur le diagnostic partagé...

Avec un point concret que nous aimerions voir améliorer dans les années à venir, la réduction de l'augmentation des dépenses des fluides. Nous aimerions aussi que la mutualisation de notre cuisine centrale avec la ville de Malakoff, qui va réduire le coût de chaque repas servi de 40cts d'euros, permette d'investir dans l' augmentation de la qualité des produits servis. En terme d'origine local et bio. Je rappelle qu nous sommes déjà, la seule ville d’île de France à être entrée avec succès dans le label « En cuisine » , pour être plus clair le AB des cuisines collectives...Nous sommes entrés au niveau un, notre avenir est tracé...gravir le niveau 2....
Concernant la restauration de l’église Saint-Hermeland, je voudrais juste rappeler que celle-ci sera subventionnée, au titre des monuments historiques, à hauteur de 80% . Le clocher de cette église exceptionnelle dans notre région du sud parisien demande d'ailleurs une restauration urgente. Ce n'est pas du luxe, c'est un mesure de salubrité, puisque sa structre s'écaille et que des pierres tombent.


L'Etat politique général du pays [est plus qu'] inquiétant pour l'avenir de nos enfants, et de notre civilisation qui doit profondément se réformer, trouver une nouvelle jeunesse.
Les jeunes, qui votent, choisissent majoritairement le FN, plus que le PS, plus que Les Républicains....
Et je doute que les 40 milliards consacrés au CICE n'y puissent quelque chose, tout comme la loi sur le travail .
Nous devons, notre devoir est de changer de modèle économique, pour un modèle qui sache prendre en compte la réalité écologique du monde.
Nous entrons dans l'ère géologique de l’Anthropocène, c'est à dire ce moment particulier ou la symbiose entre l'espèce humaine et la terre est telle, que nous influençons totalement l'avenir géologique – au-delà même du réchauffement climatique.
Nous avons retourné le gant. C'est maintenant. La nature sauvage, inexplorée, infinie, telle qu'elle berce notre inconscient, dans laquelle nous pouvions puiser indéfiniment, n'existe plus !
Nous devons apprendre un nouveau rapport au monde ; et de fait un nouveau rapport à l'autre. La coopération, la solidarité est la seule attitude réaliste – pour que le bateau continue de voguer – et attitude humaniste bien sûr, si nous ne voulons pas sacrifier des individus sur l’hôtel de la richesse de quelques uns.

Partager est une obligation géologique.
Impossible de continuer comme cela.. Et pourtant, l'urgence écologique et sociale est de moins en moins prise en compte par les grandes tendances politiques de notre pays...

Plus concrètement demain Bagneux sera un quartier métropolitain de Paris, au-delà de l'institution, un quartier populaire avec une qualité de vie liée à ses espaces publics et verts.

C'est l'atout de Bagneux.
Une ville, un territoire, c'est à dire un espace concret, où l'on peut encore espérer respirer, bouger, se croiser se rencontrer...

Et concrètement, avec ces coupes budgétaires qui affaiblissent la capacité d'investissement des villes, difficile de travailler sur les espaces publics, sur les places, sur les rues, mais aussi sur les parcs, qui sont de véritables équipement public. Qui demandent beaucoup d'investissement, mais aussi des crédits de fonctionnement.

Alors Bagneux doit-elle choisir, entre un grand lycée et un parc à la hauteur de ses ambitions sur le nouveau quartier des Mathurins ?

Dans ce territoire que l'on nomme maintenant vallée Sud Grand Paris, depuis la porte d'Orléans jusqu'au parc de Sceaux, jusqu'à la boucle des bois de Clamart et de Meudon qui rejoignent la foret de Fausses-reposes, massif résiduel de la grande Foret du centre de l’île de France, il n'y a pas de grand parc. Et ce n'est pas tous les jours qu'un espace de 15 ha – disons un peu plus de 14ha si l'on réserve d'emblée 1ha pour le lycée se libérera. Avec une prévision d'une population qui se comptera aux environs de 50 000 habitant à horizon 2030 ?
Alors, oui pour toutes ces personnes, pour la nature en ville qui devra continuer à subsister, l'établissement public de territoire, le département – doivent penser à équiper ce triangle formé au nord de Malakoff, Vanves, puis se prolongeant par Châtillon, Fontenay, Bagneux , d'un équipement public, nécessaire à la vie en agglomération très dense : un parc.
La coulée verte ne suffira pas !

Et face aux promoteurs, qui ont bien dessiné un parc, mais quasiment exactement sur l'espace d'une carrière – là où construire coûte beaucoup plus cher, il faut se battre pour expliquer que deux espaces de 5000 mètres carrés se jouxtant, mais séparés par une voie portant un trafic de bus, ne sont pas équivalant à un espace d'un ha de parc !
Et avoir l'être un peu étrange, un peu original en rappelant que ce que ce n'est qu'à partir de 1ha que l'on peut commencer à parler de parc et non de square !
Et encore un peu plus bizarre, en rappelant que ce parc des Mathurin présenté comme une extension du parc François Mitterrand doit réellement le rejoindre sur une largeur suffisamment conséquente pour que l'on ait une véritable trame verte..ce qui n'est pas vraiment le cas.

Car les parcs coûtent chers et sont mal vécus par les promoteurs...

Mais quoi qu'on en dise, et même si le cimetière parisien est un patrimoine inestimable et un poumon vert, les enfants n'iront jamais jouer au ballon entre les tombes ou goûter sur leurs margelles !

Il serait vraiment dommage que ces 15ha de ce site du belvédère des Mathurins ne puissent avoir un parc d'une taille raisonnable.
Je rappelle que le parc Richelieu fait 2,2ha .

Et oui, le département des Hauts de Seine, si riche, devrait mettre la main à la poche.
Aussi pour un bassins de vie populaire, pas uniquement pour des zones comme Sceaux et Chatenay-Malabris, dont les habitants peuvent plus facilement s'évader de la ville.

Tout cette réflexion nous ramène à l'avenir, où il faudra aussi respirer pour vivre et habiter et travailler...
Si nous comprenons que la gestion du foncier d'une ville doit être dynamique, pour permettre une capacité d’autofinancement des dépenses d'investissements ; une gestion dynamique, c'est à dire une politique de vente de notre foncier pour permettre la réalisation d'équipements publics, - pas uniquement pour acheter des corbeilles double-flux, qui en terme d'échelle de dépense sont bien légères, mais très importantes en terme de protection de l'environnement, car il s'agit d'installer la pratique du tri dans nos espaces verts et sur certains points importants de nos espaces publics, mais pas partout au regard des économies obligatoires - nous souhaitons [néanmoins] que les espaces verts soient bien pensés comme des équipements publics.



Je vous souhaite, une vie quotidienne entourée de Paix, de Culture et d'Education, les trois piliers indispensables au bonheur de notre société humaine.

Concrètement, ce sont bien la Paix la Culture et l'Education qui permettent aux valeurs fondamentales de notre République - Liberté, Egalité, Fraternité - de s'ancrer dans notre quotidien et dans nos esprits, dans notre façon de vivre.
La paix permet à la Liberté de s'épanouir, la culture illumine l'Egalité entre les humains, comme une évidence, et l'éducation permet de construire la Fraternité sociale, la solidarité, au delà de la naissance, au delà des religions.

Mais en 2016, pour gagner sur les violences, nous allons aussi créer, dans la joie d'exister et de faire ensemble, une énergie nouvelle, contre vents et marées, celle de la Mondialité, une solidarité partagée avec tous les humains de cette planète, nouvelle réalité de notre espèce humaine, qualité primordiale pour la vie de nos enfants, face à la mondialisation inhumaine de l'économie financière.

Nous sommes à un tournant de notre histoire. La planète est unique, la Nature et l'Humain sont maintenant unis, totalement interdépendants.

C'est l'ère de l'Anthropocène * qui s'ouvre. Aujourd'hui nous devons apprendre la solidarité avec la planète aussi !

Du fond du cœur, Santé, Amour et Amitié pour tout le Monde.

Pascale Méker
Maire-Adjointe
Secrétaire du groupe local EELV de Bagneux

*L’Anthropocène  est un terme de chronologie géologique proposé pour caractériser l'époque de l'histoire de la Terre qui a débuté lorsque les activités humaines ont eu un impact global significatif sur l'écosystème terrestre. (CF Wikipédia)
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Tribune des élu/es Europe Ecologie-Les Verts parue dans Bagneux Infos, janvier 2016


Au lendemain des élections régionales de décembre, il est urgent et nécessaire que le monde politique remette en cause ses pratiques. Une fois de plus me direz-vous ? Car rien ou presque ne change, en tout cas pas assez vite.

Et les jeunes n'en peuvent plus d'attendre.
30% des jeunes de 18 à 25 ans sont des électeurs du Front National - quand ils ne s'abstiennent pas.
24% des jeunes de moins de 25 ans en France sont au chômage. Et cette situation insupportable, n'est pas nouvelle...Visiblement, nous ne trouvons pas les bonnes réponses !
Pourtant, l'extrême droite n'a jamais été l'avenir de quoi que ce soit, si ce n'est la souffrance des peuples. Mais après 70 ans de paix, on oublie les douleurs des totalitarismes...

A l'issue de la COP21, qui a su au moins faire signer un accord commun à 195 pays – ce qui n'est pas rien pour une prise de conscience mondiale, et c'est la première fois - on ne peut plus ignorer que les écarts extrêmes entre les riches et les pauvres sont destructeurs de la planète c'est à dire de la vie humaine !
Jean Ziegler* déclare par ailleurs, qu'aujourd'hui lorsqu'un enfant meurt de faim, ce n'est dû qu'à l'accaparement par un petit nombre d'humains des richesses de la Terre.

Plus que jamais l'urgence écologique et l'urgence sociale sont liées.

La transformation sociale et écologique de la société humaine est une obligation  : moins de biens de consommation, plus de liens, d'actions concrètes quotidiennes communes, de travail partagé, au delà des opinions, des situations familiales, pour une autre richesse - enfin !

Là, est la transformation nécessaire. Réenchanter ensemble le quotidien !

Très bonne année 2016.

Pascale Méker 
Maire-Adjointe 
Groupe Europe Ecologie Les Verts 

*Sociologue suisse, membre du conseil des droits de l'Homme des Nations Unies


Conseil municipal du 15 décembre 2015. Texte de l'intervention de Pascale Méker au nom du groupe EELV


pv_intervention_plu_arret_15_12_2015_pm.pdf PV intervention PLU arrêt 15 12 2015 PM.pdf  (84.01 Ko)


Ci-dessous, une intervention longue - trop- mais nécessaire pour prendre date. (toute l'intervention n'avait pas été écrite et vous avez le PV (ci-dessus)

En préambule, je voudrais ajouter ceci :
Le PLU que Bagneux a "arrêté" ce mardi 15 décembre est un Plan local d'urbanisme dynamique et protecteur.
Qui s'attache à prendre en compte les différentes formes urbaines, afin de mieux les préserver, sans pour autant freiner les projets importants qui se dessinent sur notre territoire, autour de l'arrivée des deux métros au nord de la ville, et au sud avec le site des Mathurins libéré et rendu à la ville avec le départ de la DGA pour la Place Balard à Paris.

C'est un PLU innovant, qui donne toute sa place à la trame verte et bleue, et utilise une mesure de protection des coeurs d'ilots, afin de valoriser la trame verte en pas japonais, très importante en milieu très urbanisé, sans pour autant empêcher une densification durable "familiale" respectueuse de la forme urbaine des zones pavillonnaires.

Cependant, quelques points du règlement nous semblent devoir évoluer.
L'ampleur du parc dit "extension du parc François Mitterrand", sur le site de la DGA, qui nous semble trop petit (1,8 ha), pas à la hauteur de la densification prévue de la ville.
A noter que ce parc occupe exactement l'emplacement d'une carrière, sur lequel, il est très coûteux de construire...Sa destination d'espace vert était donc trouvée dans une perspective "d'économie de projet"... Certes, mais en épousant exactement la forme de l'ancienne carrière, cet espace vert n'est pas du tout contigu au parc François Mitterrand, et plus encore, la trame verte est coupée.

La réflexion sur la taille de ce parc rejoint, celle sur le calcul du ratio des 8,5m2 d'espace vert public/habitant, mesure faisant partie de notre programme municipal. Aujourd'hui nous n'avons pas encore tous les éléments qui nous permettent de suivre l'évolution de ce ratio.
Nous sommes plus à l'aise sur la possibilité d'avoir un espace vert de proximité à 300 m de chaque habitant. Et la perspective de revaloriser des espaces privés, appartenant aux grands ensembles de logements sociaux - ou de copropriétés ? - pour un usage public, favorisant la traversée de la ville par des circulations douces...
Dans le texte de l'interventionci-dessous, nous ne revenons pas sur les tours prévues dans la zone des Mathurins : notre groupe s'est déjà exprimé souvent sur ces "signaux" ou "totems". Ils devraient être, des bâtiment extrêmement novateurs en terme de résilience énergétique : des constructions à énergie positive, avec une pollution de gaz à effet de serre réduite au minimum, y compris en terme d'énergies grises (ou bilan carbone : chantier de construction, matériaux utilisés)

Notre groupe s'est donc abstenu sur cet "arrêt" du PLU, Même si nous sommes très fiers d'avoir participé pleinement à son élaboration. Mais les règles de la démocratie font qu'une minorité dans la majorité doit bien naturellement s'incliner devant l'avis du plus grand nombre... C'est même une vraie question d'actualité de rendre lisible les débats démocratiques - sur le fond-.
Mais nous le savons, le délai pour terminer le travail étant déterminé par la création de la Métropole au 1er janvier 2016, a été très contraint...La séquence qui s'ouvre maintenant, avec des réunions de concertions prévues, l'appel à enquête publique, la présentation du PLU aux personnes publiques associées, qui doit conduire à l'automne 2016 à l'approbation du PLU en Conseil municipal, et à son entrée en vigueur, doit nous permettre d'améliorer le document.

Nous pensons en particulier au règlement par zone qui doit nous permettre l'application des ambitions portées par le projet d'aménagement et de développement durable.



Madame le Maire,
Chers collègues,
Mesdames et messieurs,


[Ici remerciements des services pour le travail de très grande qualité]

La maîtrise du droit des sols est avant tour une affaire démocratique.
Une question démocratique et éminemment politique, car NOTRE Environnement est un facteur déterminent de notre existence.
L'environnement fait parti de notre « capital » social. Les phénomènes sociaux et les phénomènes environnementaux sont inscrits dans des trames qui s’entremêlent au point de ne pas savoir les démêler.
Exemple : la lutte des salariés pour faire valoir des maladies professionnelles (amiante) ; ou bien les zones les plus polluées, ou les plus carencées en espaces verts de qualité, mais aussi les plus éloignées des transports en commun, et éloignées également physiquement de zones d'emploi abritant les personnes les plus touchées par la précarités et le chômage.

Être pauvre « socialement » induit le plus souvent de vivre dans un environnement de mauvaise qualité, voire dangereusement pollué. Bien sûr cela est vrai dans les pays les plus pauvres, mais aussi chez nous.

A noter que la pollution atmosphérique est, elle, largement partagée par toutes les personnes riches ou pauvres, aujourd'hui en le Ide France.

Une responsabilité sociale progressiste conduit donc tout naturellement à aménager la ville de façon équitable, pour tout le monde.
Le droit des sols et les intentions d'aménagement y contribuent.. Pas seulement bien sûr. La présence des services publics est l’autre élément indispensable à l'équité des territoires.
Je rappelle que les zones de provinces abandonnées par les services publics, là, où les emplois manquent, sont des lieux où le vote FN est très important.
La région Ile de France, la plus riche d'Europe, où de nombreuses entreprises pourraient fournir de l'emploi afin de dynamiser des bassins d'emploi désertés en province, pourrait quant à elle contribuer à redistribuer de l'emploi dans des zones désindustrialisées.
Les habitants d'Ile de France quittent la région dès qu'ils trouvent un emploi ailleurs... Avec deux fois plus de temps de transport, ici, qu'en Province, avec un coût de la vie et de l'immobilier moins cher en province, la vie y est plus agréable.
Entre l'urbanisme mal traité conduisant à de l'étalement urbain en Province et la sur-densification des banlieues qui deviennent des mégapoles invivables, le chemin est étroit pour l'égalité des territoires et son aménagement équitable.

L'importance de la concertation qui est une obligation légale dans le travail de révision d'un PLU est donc primordiale, pour la démocratie.
Mais ensuite il y a bien des façons de la mettre en œuvre..
A minima – quelque exposition faite un peu furtivement dans un hall de mairie..- ou bien comme nous l'avons fait à Bagneux en souhaitant faire participer le plus grand nombre et en cherchant les manières les plus pédagogiques, à la fois pour présenter les données du PLU, et pour travailler et débattre ensemble.
Cette concertation fait partie intégrante de la démarche ; ces notions de droit du sol, sont très complexes et loin de nous, citoyennes et citoyens, bien qu'au final elles engagent beaucoup la qualité de nos paysages quotidiens, la qualité de notre vie quotidienne.
Mais si la municipalité a voulu concerté le plus largement possible, Bagneux a également la chance d'avoir vu la production par un collectif d’associations, d'un Projet d'Aménagement et de Développement Durables alternatif , de grande qualité. C'est une chance pour notre territoire. Pendant la nouvelle phase qui s'ouvre ce soir, celle de l’enquête publique, beaucoup de contributions – qui n'ont pas encore été prises en compte viendront enrichir le PLU..Car il y a les questions qui devront être tranchées, de celles qui resteront des propositions du PADD alternatif, et des questions qui s’intégreront dans la réflexion commune avec la municipalité. Il reste de l'espace pour la concertation dans ce second temps.
Notre révision de PLU a du supporter un effet entonnoir, avec un point final rapproché – au vu de la qualité de travail engagé – afin d’arrêter le travail avant l'entrée institutionnelle dans la Métropole, qui de fait transférera le droit des sols aux établissements publics de territoire. De ce fait - nous aurons l'occasion d'y revenir dans le détail - certains points de cette révision devront être complétées au cours de cette enquête publique

Beaucoup de choses ont été dites, déjà dans le débat.

En ce qui concerne la trame verte et bleue, c'est aujourd'hui une obligation légale, la question du maintien de la biodiversité en villes est pour l'avenir proche - et notre PLU s'inscrit dans cette échelle de temps , nous construisons pour les 50 ans à venir - est indissociable du maintien de notre capacité à subsister sur cette planète. Sans biodiversité, les écoservices de la nature - moi je préfère dire bienfaits... richesses - disparaîtraient et mettraient en danger notre capacité à nous nourrir, avec la disparition de nos aliments qui se reproduisent « naturellement » : pollinisation grâce aux abeilles, aux oiseaux,aux insectes ,aux petits animaux présents en ville. Mais quelle importance en ville me direz-vous ?
C'est juste, que l'artificialisation des terres agricoles est galopante dans notre pays. La surface moyenne d'un département (800 km2) disparaît maintenant tous les 6 à 7 ans.. C'est juste qu'en 2030, selon les nations unies, presque 60% de la population mondiale vivra en ville,soit 5 milliards d'humains.
Donc la ville doit être durable à l'échelle de la planète aussi.

Et lorsqu'on évoque le réchauffement climatique, la question de la chaleur en ville vient immédiatement à l'esprit : la trame verte, les cœurs d’îlots protégés pour éviter sa rupture, les alignements d'arbres participent au rafraîchissement : entre une rue en zone d'immeubles collectifs avec arbres ou sans arbres, 9° d'écart sont observés. Le rôle des arbres en terme de biodiversité, de rafraîchissement, de dépollution également, n'est plus à démontrer. Cependant, il faut encore veiller à les protéger. Dans notre PLU les alignements bénéficient d'une protection dite « graphique », protection très forte.

Cependant et pour les raisons de délai évoquées plus haut, certains alignements existants ne sont pas reproduits dans le règlement graphique, ainsi que les arbres que la ville se donne les moyens de protéger dans son règlement pour chaque zone. Ils le seront pendant la phase de l'enquête publique, au cours de laquelle la ville pourra produire des éléments supplémentaires, comme pourront le faire également les associations.

La trame verte et bleu (surtout verte à Bagneux), c'est absolument l'occasion de vivre dans une ville « ouverte ».
Une ville où les circulations douces incitent à la marche, et aux mobilités douces, vélos, trottinettes et autres engins bizarre à 2 roues, que l'on voit de plus en plus dans la rue.
Une ville aussi qui se traverse de part en part, car quand on marche le chemin le plus court est très apprécié !! C'est aussi l'occasion pour les surfaces d'espaces verts qui accompagnent les grands collectifs des années 60 de se « raccrocher » à la ville, de sortir de leur isolement, de retrouver une utilité publique qui les protègent de la relégation. C'est aussi donc l'occasion de trouver un nouvel usage, de nouveaux conventionnement d'usage entre des bailleurs sociaux, ou des copropriétés, et la ville dans l'entretien d'espaces verts communs. Pourquoi en effet ne pas aller jusque là...Oui, mais à condition que .. Nous en parlerons un peu plus loin.

La trame verte et bleu c'est donc aussi un outil de cohésion sociale et de mixité sociale, dont on ne mesure pas encore aujourd'hui toute la portée de désenclavement, naturel – si je puis dire.
Aujourd'hui, ce sont les jardins partagés qui nous font entrevoir ce rôle. Les jardins partagés qui demain ont un rôle très importants à jouer dans la ville en « transition post-pétrole ». Les jardins en ville participeront de façon importante à nourrir les citadins, dans des circuits courts de fait, qui permettrons non seulement de manger dans un contexte de terres agricoles de moins en moins vastes, mais de manger mieux et moins cher.

Cependant les usages sociaux devront toujours prendre garde de ne pas créer de ruptures de la trame verte, qui se produisent vite avec une artificialisation du sol pour laisser plus de confort aux piétons ou au vélo. Une simple largeur de béton désactivé peut, mal positionnée créer une rupture de la trame verte.

En ce qui concerne le patrimoine, le travail fait est très important :
Je n'y reviens pas dans le détail. Juste signaler que dans les annexes, la listes des monuments historiques de Bagneux, qui comporte encore des manques et des erreurs, sera corrigée pendant la phase d'enquête publique à l'initiative de la ville. Là, aussi un point final arrivé un peu trop tôt face à l'ambition du travail mené.

Vous dire aussi que le diagnostique du patrimoine fait sur la ville qui crée une culture commune, une connaissance partagée de ce patrimoine qui donne le «bon sens » vers l'avenir, sera accessible et consultable en même temps que le règlement du PLU, pour les personnes qui souhaiteront construire sur notre territoire. Le lien entre ce document et le règlement à proprement parler est à définir plus solidement qu'il ne l'est aujourd'hui. L'approbation finale du PLU devra permettre cela.
Les éléments architecturaux de ce diagnostique qui ne sont pas protégés par des prescriptions particulières décrites au titre IV du règlement du PLU, devront pouvoir accompagner toute réflexion sur une demande de permis de construire, dans le cadre d'une commission communale, ou extra communale ? Un atelier ville ? Avec des architectes, des experts ? Qui prendraient en compte leur présence, dans l'environnement.
Il s'agit le plus souvent de maisons, de clôtures, d'immeubles qui représentent une qualité paysagère et de cohérence urbaine.

A propos des zones pavillonnaires qui représentent aussi aussi une forme de patrimoine dans les villes très anciennes de Banlieue, comme c'est le cas à Bagneux, avec des paysages, des vues, des cheminements, dont on doit préserver les formes, les typologies, tandis que la ville se développe, mais qui doivent pouvoir supporter une densification raisonnable et soutenable, nous proposons une zone UR. Et nous devons veiller tout particulièrement, aux zones de transition
Dans ces zones, l'équilibre, entre les maisons et les petits jardins, fait partie de la trame verte dite « en pas japonais », raison pour laquelle nous avons utilisé l'une des dispositions de la loi ALUR qui permet de préserver des cœurs d’îlots inconstructibles C'est une façon de limiter la possibilité de regroupement de parcelles ayant le but de construire des immeubles disproportionnés dans des zones pavillonnaires, qui artificialisent mine de rien, le territoire de la commune.
Le COS ne permettait pas de limiter ce risque.
La création de ces cœurs d’îlot le permet, sans gêner l'agrandissement de maison « familiales ».

Notre ville se met donc en route, avec ce PLU vers une transition urbaine, avec ses grands projets posés clairement, sur le papier, pour les 50 ans à venir, mais également pour une transition écologique nécessaire à la ville post-pétrole, telle qu'elle va exister dans 2 ou 3 décennies à venir...


Notre groupe est très attentif à quelques points :

La surface de m2 d'espaces verts publics par habitants , en l'occurrence 8,5 m2/habitants, tel que le propose notre engagement municipal de 2014.
Aujourd'hui, nous n'avons pas encore les précisions nécessaires pour être sûr qu'en 2030, avec ses 50 000 habitants Bagneux pourrait les préserver...
Nous n'avons pas à ce jour les surfaces calculées qui nous permettent d'avoir la visibilité nécessaire sur cet engagement. Nous savons, qu'aujourd'hui, nos espaces verts publics offrent à peu près à nos 38 000 habitants les 8,5 m2 attendus.. Mais plus tard ?

Que savons-nous de l'avenir ?
Avec une école construite dans le parc Robespierre, qui en limitera un usage public quotidien, comme espace vert de proximité pour environ la moitié (1ha) ?
Même si une école dans un parc est un superbe projet.
Notre PADD prévoit absolument la compensation d'espaces verts ainsi consommés ; nous serons attentifs à ce que cela se fasse dans le périmètre du quartier.

La construction d'une école est aussi prévue dans le parc Rosenberg, certes pas ouvert au public aujourd'hui. Dans ce cas , il faudra prendre en compte les arbres qui devront être abattus pour la construction – les remplacer et surtout essayer de préserver les sujets repérés pour la qualité de leur développement : un grand arbre à échelle humaine ne se remplace jamais, ni les services qu'il rend, ni la beauté et le calme qu'il créé dans la ville.

Avec pour le projet des Mathurins, un parc de 1,8 ha sur les 14,7 ha (hors terrain consacré au lycée)  de la parcelle laissée libre par la DGA ?
On peut parler de parc à partir d'un ha nous disent les spécialistes, avant il s'agit de square plus ou moins grands...
Et si l'on considère que ce parc est une extension du parc F Mitterrand, il devrait être plus en lien avec lui. La trame verte est rompue dans le projet tel qu'il existe aujourd'hui.
1,8ha, c'est un petit parc, plus petit que le parc Robespierre aujourd'hui.
Pour mémoire Le parc François Mitterrand avec son extension fait 7,6 ha.

Nous sommes très attachés aux espaces verts de respiration à moins de 300 m de chaque habitant, mais la possibilité de rejoindre à pied à échelle de la ville un espace vert conséquent est très important. Et dans notre environnement proche, en particulier vers le nord de la ville et vers l'est, il nous semble bien qu'aujourd'hui notre parc François Mitterrand est le seul « grand parc »... Et effectivement pas de place dans les communes alentours.. avant Sceaux et la boucle des parcs des villes de Chatenay et du Plessis-Robinson.
(entre parenthèse ces deux villes bénéficient d'espaces verts acquis par le département)

Alors pour un projet de plus de 15,7, il nous semblerait primordial que celui-ci présente un parc plus conséquent...Un parc est un véritable service public, un véritable équipement.
Qui a également un coût d'entretien pour la municipalité, nous en avons souvent débattu [entre élu -e-s]. Mais les parcs dans les villes sont et seront une nécessité impérieuse
Il nous semble qu'un tiers de la surface du projet, devrait être consacrée à un espace vert d'un seul tenant.. Et même si l'on soustrait de la surface du projet l'ha consacré au lycée, cela donnerait un espace de 4,4 ha au minimum. Ce qui pour 50 000 balnéolais et plus en comptant les voisins des villes situés du nord, n'est pas de trop. On peut très bien imaginer que le département, ou la région investissent dans ce parc, car il serait d'utilité publique.
Le parc de sceaux proche du sud de la commune, mais pas du nord, absorbera quant à lui sa par de l'afflux des nouveaux habitants du sud de Paris attendu dans les futures décennies.

Le coefficient de biotope par surface, ou plus clairement le coefficient de valeur écologique.
C'est un outil intéressant pour encourager les aménagements présentant une valeur écologique..
Mais en surévaluant le coefficient pour la pleine terre – même dans le cas des espaces verts complémentaires - ce qui est en fait une fausse bonne idée, on encourage artificialisation ; surtout si cette bonification de la pleine terre à 1,2, est accompagnée d'un coefficient 1 pour un espace vert sur dalle (avec une épaisseur de terre de 70 cm).
A savoir, pour 10 mètres de pleine terre réalisée on en comptera 12 !!
Quant à la terre sur dalle, elle est quand d même d'un entretien compliqué, arrosage, dessèchement plus fréquent, coût de l'arrosage automatique,etc..
Pour mémoire Paris et Berlin attribue 1 pour la pleine terre et Berlin 0,7 pou 80 cm (et non 70 cm) sur dalle et Paris -qui est tellement artificialisé le coefficient de 0,5 pour la terre sur dalle

Nous devons tout faire pour rafraîchir la ville et protéger la biodiversité.
Donc, cet outil intéressant nous semble devoir être amélioré

En conclusion, nous voudrions attirer l'attention sur le fait que densifier la ville, ne veut pas forcément dire la rendre plus intense, plus vivante.
L'intensité urbaine naît de la mixité fonctionnelle, et celle-ci est très difficile à réaliser. Pour des raisons économiques.
C'est une vraie lutte contre les « puissances de l'argent » de pouvoir aménager autant de surface d'activité tertiaire que de logements. Les logements rapportent plus aux aménageurs.
Et pourtant à terme, la ville se prive de recettes en n'ayant moins d'activité économiques que prévue...

L'intensité urbaine, faite de mixité sociale, de mixité fonctionnelle – qui permet aux habitants de se déplacer mieux, moins longtemps pour rejoindre leur emploi - est aussi un point très important que nous devons développer à la hauteur des ambitions de notre PADD et de nos OAP, pour créer la ville qui sera à même de supporter et le réchauffement climatique et la transition post-pétrole.

Tribune des élu/es Europe Ecologie-Les Verts parue dans Bagneux Infos, juin 2015


Un territoire urbanisé devient une ville par la dynamique des cultures, proches ou lointaines, qui s'y mêlent et s'y partagent. C'est ainsi, depuis que l'Humanité a fait de la Culture l'une de ses caractéristiques principales et vitales.

Et Bagneux est bien une Ville, riche de toutes ses cultures, d'ici ou d'ailleurs, portées par de très nombreuses associations.

Le Plus Petit Cirque du Monde plonge ses racines dans l'une de ces associations d'éducation populaire qui un jour est née dans un quartier, pour promouvoir les activités du cirque, ou circassiennes, comme l'on dit, qui développent l'agilité et la liberté mentales et la santé physique. Tout en alliant la dimension artistique du cirque moderne (sans ces animaux trop souvent maltraités), discipline, certes, mais joyeuse et accessible à toutes et à tous, comme une vraie discipline d'éducation de soi et d'ouverture aux autres. La plante a poussé au cœur de la ville - c'est une forme de biodiversité aussi !- le PPCM aujourd'hui se voit de loin avec ce chapiteau, œuvre architecturale remarquable, qui signale sa notoriété, bien au-delà de la ville.

Et puis il y a aussi, en ville, les cultures que l'on trouve dans les jardins partagés... les cultures du sol...qui font se délier les langues et les sourires et les gestes communs au dessus de la terre cultivée.
Et la richesse culturelle des jardiniers venus du monde entier. Il n'y a pas de lieux où l'on croise le plus naturellement toutes les générations, qui partagent les graines, les légumes, les fruits, les savoir-faire, les recettes et les dégustations, et les histoires d'ici, et d'ailleurs....

Etrange, ce mot « culture » symbole de notre nourriture physique et spirituelle...

Pascale Méker
Maire-Adjointe
Groupe Europe Ecologie Les Verts

EELV dénonce les comportements indignes de MM. Balkany et Pemezec

Dans la majorité des communes de notre département, les municipalités et les élus, quelles que soient les appartenances politiques ont témoigné, dans un esprit d’unité et de recueillement, de leur émotion et de leur solidarité à l’égard des victimes du terrorisme. Nos élus comme nos représentants locaux s’y sont associés pleinement.
Dans ces graves circonstances, EELV 92 dénonce le comportement inadmissible de MM. Balkany et Pemezec, maires respectivement de Levallois-Perret et du Plessis-Robinson. En tenant des propos tendancieux et déplacés à l’encontre des autorités républicaines, en cherchant à exploiter de manière la plus politicienne le drame qui frappe notre Nation, ces élus, qui font par ailleurs l’objet de poursuites judiciaires, se sont révélés une fois de plus indignes de leur fonction. M. Balkany s’est une nouvelle fois permis d’interdire toute prise de parole au groupe d’opposition socialiste et écologiste qui a dû, de ce fait, quitter la séance du conseil municipal. M. Pemezec s’en est également pris violemment à une militante de notre mouvement qui lui témoignait son indignation à ses propos.

EELV 92 demande la plus ferme réprobation de ce type de comportement de la part de l’ensemble des responsables politiques de notre département attachés à la démocratie et aux valeurs républicaines.

Bagneux, le 15 novembre 2015





Attentats meurtriers du vendredi 13 novembre


Le conseil municipal de Bagneux, unanime, s’inscrit dans le deuil national et exprime sa solidarité à toutes les victimes des attentats terroristes

Ensemble, solidaires, face à l’horreur

Nous souhaitons marquer ensemble notre condamnation sans appel des attentats terroristes de vendredi soir à Paris et Saint-Denis.

Nous voulons ainsi exprimer ensemble l’effroi et l’indignation des Balnéolaises et des Balnéolais, quelles que soient leurs opinions, leurs religions, leurs origines.

Nous sommes révoltés et indignés face à des actes meurtriers qui sèment la mort au hasard.

Nos pensées vont d’abord aux victimes, à leurs familles, à leurs proches. Notre solidarité va aux blessés, aux acteurs des services de police et de secours, aux services publics qui sont mobilisés pour sauver des vies.

Nous en appelons aux Balnéolaises et aux Balnéolais pour refuser la peur, refuser l’amalgame et les discriminations, affirmer les valeurs de notre République – liberté, égalité, fraternité. Face à cette barbarie, ne cédons pas à la peur que les terroristes veulent imposer à notre pays.

Dès que cela sera possible, nous appellerons toutes les Balnéolaises et les Balnéolais à des rassemblements exprimant le refus de l’abominable et notre solidarité collective. Nous les invitons à participer partout où ils seront ce lundi midi à la minute de silence décidée par le Président de la République.

Contre la barbarie, nous sommes et nous serons toutes et tous unis.

Le maire de Bagneux et l’ensemble du conseil municipal
Déclaration du Conseil municipal de Bagneux.

Madame la Maire,
Les mots nous manquent en effet, pour exprimer notre profonde tristesse. Nous vous remercions pour ce communiqué qui exprime au nom de notre municipalité, la volonté, sans faille, de surmonter cette terrible épreuve, mieux d'en tirer la force et la lucidité de vivre mieux Ensemble, une nécessité absolue.
Liberté, Égalité, Fraternité, forces universelles face à la force aveugle de la folie. La folie est universelle. Le courage et la solidarité, le sont tout autant. Réunis, ils sont toujours plus forts que la Barbarie. Paix pour la planète.

Pascale Méker,
Pour le groupe Eurpe Écologie-Les Verts.



Le 14 nov. 2015 ; :38, "Lysiane ALEZARD" <lysiane.alezard@mairie-bagneux.fr> a écrit :
COMMUNIQUE DE PRESSE



Attentats meurtriers de la nuit à Paris


La municipalité de Bagneux s’inscrit dans le deuil national et exprime sa solidarité à toutes les victimes des attentats terroristes


Effroi, indignation, horreur : devant les terribles attentats de la nuit dernière à Paris et en Ile de France, qui ont fait au moins 128 morts, les mots nous manquent.

La municipalité de Bagneux exprime toute sa solidarité envers les nombreuses victimes et leurs familles.

Conformément à l’état d’urgence décrété par le Président de la République, et s’inscrivant dans les 3 jours de deuil national, le maire de Bagneux a immédiatement mis en berne tous les drapeaux et annulé toutes les activités, manifestations sportives, associatives et culturelles pour ce week-end. Les salles et équipements publics de la commune sont donc tous fermés. De même, le marché de ce dimanche est annulé.


Face au terrorisme, la municipalité réaffirme son attachement indéfectible au vivre-ensemble et aux valeurs de la République –liberté, égalité, fraternité.

Le conseil municipal qui se tiendra ce mardi 17 novembre rendra hommage aux victimes et proposera des moments de recueillement et de mobilisation citoyenne.


Lysiane ALEZARD

Directrice de cabinet de
Madame Marie-Hélène Amiable
Maire de Bagneux
Conseillère départementale des Hauts-de-Seine


Quelle est donc la question ?


Le référendum du PS ce week-end, du 16, 17 et 18 octobre 2015 est une opération tactique dépassée et néfaste.
"Face à la droite et l’extrême droite, souhaitez-vous vous l'unité de la gauche et des écologistes, aux élections régionales ?"

Outre le fait que le bulletin ne porte nullement le logo du PS, ce qui laisse à penser qu'EELV est aussi à l'origine de la démarche - ce qui n'est pas le cas -. outre le fait qu'à l'origine il s'agissait pour le PS de peser sur EELV pour que nous présentions des listes communes avec le PS - dès le 1er tour des élections régionales, ce qui ne sera pas le cas, il s'agit maintenant de répondre à cette question qui n'en est pas une ! Ni pour les écologistes, ni pour les électeurs de gauche !
Ni même pour les électeurs de droite, qui sont d'emblée rejetés dans le camp de l’extrême droite, ce qui d'un point de vue démocratique est un scandale !

Alors le PS dit aujourd'hui que c'est pour éviter les négociations de couloir entre les deux tours ! Vraiment tiré par les cheveux...Et au passage, le PS est le roi de ces pratiques dépassées qui tuent la démocratie.

Aujourd'hui, il faut de la clarté ! des programmes qui engagent signés en bonne et due forme...Non, ce qui compte ce sont les contrats de programmes ; ce qui compte c'est de se présenter au 1er tour d'un scrutin de liste, avec de la proportionnelle, puis de se retrouver au second tour* sur un programme, négocié - au prorata du nombre de suffrages - et de faire alors une union réelle, tangible et non uniquement tactique...
La réalité est que EELV et le Front de Gauche doivent faire au moins 5 % pour participer au second tour. Et donc, ce référendum du PS risque d'assécher les votes du 1er tour en leur faveur...
Voilà la réalité ! Que le PS le dise clairement ! Qu'il exprime clairement sa démarche hégémonique sur toutes les tendances de la gauche au nom de la peur de l’extrême droite, mais pas seulement, au nom - et c'est le pire - de très mauvaises habitudes de gouvernance qui ne partagent pas le pouvoir démocratique, c'est à dire le pouvoir de mettre en marche les idées portées par les citoyens dans leur pluralité !

Oui, vraiment la démarche du PS est complètement dépassée et néfaste à l'expression démocratique !

Enfin, en 2010, lors des dernières régionales, EELV s'est présenté seul au 1er tour - avec un score de 16,58 %, et a fusionné au second tour avec le PS... c'est ainsi que des mesures "écologiques" ont été poussées fortement par le groupe EELV, au sein de l'assemblée régionale...
Juste la vie démocratique !!

Et que le PS n'ait pas d'inquiétude, les écologistes entre le Front national fasciste, et même la droite convaincue que seul le capitalisme financier apporte le salut, seront bien obligés de voter à gauche, pour un réformisme mou, qui ne remet rien en cause et flatte les puissants..

Et nous n'aurons plus qu'à compter sur les innovations sociales et environnementales portées par la révolution douce, qui dépasse largement le clivage droite -gauche, des citoyennes et des citoyens...

Osons donc, avec Nicolas Hulot !


* Au premier tour, Si aucune liste n’obtient la majorité absolue, il est procédé à un second tour. Seules sont autorisées à se présenter les listes ayant obtenu plus de 10% des suffrages exprimés au premier tour. Par ailleurs, entre les deux tours, les listes peuvent être modifiées, notamment pour fusionner avec des listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés.

Pascale Méker

A la Une

Mes ami - e- s, prenez le temps de regarder cette vidéo. Et vous signerez l'appel Osons ! avec toutes vos convictions ! Quelles qu'elles soient, au centre, désormais se tient l'urgence écologique !

Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme. Osons ! Nous, citoyennes et citoyens du monde....

Conseil municipal du 26 mai 2015. Texte de l'intervention de Pascale Méker au nom du groupe EELV (dans l'attente du procès verbal)


Madame la Maire,
Madame la Conseillère départementale,
Cher e s Collègues,
Mesdames et Messieurs,

Notre groupe souhaiterait avant toute chose remercier les services municipaux pour la qualité des documents et de la présentation qui viennent d'introduire ce débat ce soir.
Ces remerciements s'adressent également aux associations qui collectivement ont versé à la concertation qui accompagne la révision de notre plan local d'urbanisme, des documents d'une très grande qualité.

La concertation est un élément très important dans le cadre de l'élaboration d'un PLU. Notre équipe municipale souhaitait cette concertation. Et je crois qu'aujourd'hui, nous sommes récompensés. Ces questions sont difficiles à aborder techniquement. Les habitants d'une ville n'ont que peu de temps pour s'en emparer, et pourtant, c'est leur avenir au quotidien, dans la ville qui est engagé.

Ces contributions – au-delà du travail réalisé ensemble lors de nos réunions et ateliers, nous apportent des réflexions et des savoirs collectifs, sous trois aspects qui se complètent.
Une expertise d'usage -très importante – au plus près du vécu, concret dans la ville -, qui nous rappelle ce que nous devons éviter : des différences d'échelles trop brutales, entre différentes typologies urbaines, pour aller vite, des bâtiments trop massifs, qui viennent interrompre des séquences urbaines plus basses, plus fragiles, sans transition suffisante. Et nous rappelle donc toutes les précautions que nous aurons à prendre dans l'élaboration des règlements des différentes zones de notre PLU, non pas pour empêcher, mais pour permettre, l'insertion harmonieuse des nouveaux bâtiments.

Une expertise qui met en avant aussi des propositions de moyens d'action, - comme le coefficient de birotpe qui permet de valoriser la pleine terre dans les projets de constructions- pour créer la ville de demain qui devra prendre en compte « la transition écologique », en particulier, dans son volet trame verte et bleue et la présence de l'agriculture urbaine. Cette expertise s'accompagnant de nombreuses clefs et définitions qui rendent cette approche pédagogique.

Une expertise, plus urbanistique enfin, qui reprend les problématiques de la ville de demain dans sa globalité et installe sa réflexion dans un bassin de vie fortement urbanisé, le nôtre, celui de la Métropole parisienne, au delà même de son devenir institutionnel. Pour une ville intense et dense possédant des espaces publics généreux et des espaces verts tout aussi généreux.

Ces contributions ne heurtent pas, le projet de PADD, tel qu'il vient de nous être présenté..
Elles sont un peu en avance sur l'exercice et annoncent déjà le détail des étapes suivantes : celles des orientations d'aménagement et de programmation, puis du règlement. Ce sont, des contributions qui vont encore enrichir notre travail commun.


Mais, je dirais que ces experts citoyens nous poussent, à aller encore plus loin...
Nous poussent à porter ensemble une grande ambition au sein de la future métropole.
Comme madame la maire l'a rappelé en début de cette séance. Nous adhérons sans réserve aux objectifs mis en avant.

Et nous sommes ambitieux car beaucoup de contraintes pèsent sur notre ville, sur les enjeux portés par notre PADD, qui se synthétise en trois grands axes

Renforcer son équilibre social, c'est à dire urbain et économique : créer une véritable mixité sociale, et fonctionnelle.

Valoriser son cadre de vie, l'améliorer même !
Avec des circulations douces qui devront participer énormément à l'insertion, des projets importants de renouvellements urbains. Ces liaisons le plus souvent effectivement peuvent suivre le tracé d'une trame verte et bleue – mais alors, l'ensemble doit être suffisamment large pour accueillir aussi un corridor écologique, dont l'aménagement végétal doit trouver sa place,. On peut l'espérer ainsi pour l'avenue Henri Barbusse, par exemple entre le terminus de la ligne 4 et les parcs du centre-ville.

(A propos de la protection des arbres en ville et de leur rôle dans la préservation des oiseaux, je dirai que la ville est déjà allée plus loin que ne le demande l'une des contributions : avec l'expertise du Centre Ornithologique d'ile de France, que nous avons consulté, nous avons pu faire que les alignements de marronniers de l'avenue henri Barbusse que le chantier du métro oblige à abattre, et d'autres arbres du quartier nord, abattus en nombre ne le soient pas en période de nidification des oiseaux : la règle est selon le CORIF, ne rien couper de début mars à septembre...La RAPTP a suivi ces recommandations.) Non prononcé

Enfin accompagner les projets, très importants, très structurants dans le nord de la ville, en proximité du métro et de la gare du Grand Paris.
Et sur le site des Mathurins...


Ces trois orientations permettent de se tourner résolument vers l'aménagement durable d'une ville en « transition écologique ».Ces trois orientations de notre PADD sont préparées de longue date en amont même du lancement de la révision du PLU, par une approche environnementale de l'environnement, en particulier démarche approuvée par l'ADEME.

Je ne rentrerai pas plus dans le détail de ce PADD qui vient de vous être présenté. Je pense que nous aurons l'occasion de travailler en ateliers autour de ces contributions fines et détaillées

A Bagneux, nous disposons aujourd'hui de 8,5 m2 d'espaces verts publics, (en comptant 20% de la surface du cimetière parisien de Bagneux) – 6 m2/hab sans cela - Nous avons inscrit dans notre programme municipal, de préserver ce ratio ,à minima, et de créer un réseau de liaisons vertes pour que chaque habitant soit à moins de 300m d'un espace vert.
A titre de comparaison Paris dispose de 5,8m2/d'espaces verts par Habitants, sans les bois de Boulogne et de Vincennes, mais de 14,5m2 avec les bois.
Cependant Bagneux a besoin de devenir une ville plus intense ; avec un modèle d'urbanisation plus dense, comme effectivement le prône la Charte de la ville durable d'Aalborg - que signale l'une des contributions - signée par des villes européennes le 27 mai 1994, villes qui s’engageaient par ailleurs à mettre en œuvre un agenda 21 local. Bagneux dans le cadre de Sud de seine aujourd'hui porte un agenda 21 local. Il s'agit de mieux respecter les ressources naturelles, y compris la 'pleine terre, de créer des transports en commun qui permettent une mobilité facilitée dans des zones très denses. Où même les véhicules individuels non polluants ne seront pas la bonne solution de mobilité, en tout cas pas avec la prééminence de la voiture aujourd’hui.

On sait que le SDRIF, qui préconise 10m2 d'espace vert public par habitant, prône de densifier les zones autour des transports et des gares de transport lourds (métro et Grand Paris Express) ; l'écoquartier regroupant le quartier de la Pierre Plate et l'écozac VIctor Hugo s'y prête parfaitement.

Le site des Mathurins, appelle lui, une densification moindre aussi de par son éloignement des métros (2km environs). Aucun transport en commun en site propre ne transformera ce site en un hyper centre urbain. Même s'il sera rejoint en quelques minutes par un réseau de bus performant. C'est un autre modèle, plus proche de l'idée de campus, avec d'ailleurs un lycée, déjà envisagé, et des activités tertiaires, des activités d'avant garde liées à une nouvelle pratique de la mobilité, qui est aussi numérique et moins pendulaire matin /soir, avec des rythmes de déplacement plus choisis, ce que Bernard Reichen, qui travaille sur le projet appelle une mobilité non subie, des logements et des activités de proximités, de services .
Avec une belle part à la nature qui distingue instantanément ce lieu. C'est là, sans aucun doute qu'un parc généreux peut s'installer sur les hauteurs de ce paysage qui est un véritable patrimoine, à valoriser parce qu'encore vivant et non disparu sous les habitations qui ne réserveraient qu'à quelques uns son grand paysage, - ce qui est le cas de tous les belvédères à cette distance sud de Paris. De fait un bien commun à partager largement.
Un vrai plus pour les activités nouvelles qui s'y installeront. Un vrai patrimoine rendu a la ville car s'il n'est pas construit, le site est très artificialisé, même s'il est boisé sur ces pourtours, et impénétrable au public, pour le moment...

Le modèle de la ville durable est donc dense, et intense avec des espaces publics généreux, aérés et animés du fait de la forte densité environnante, et l'on voit bien que les 12m2 d'espaces verts /hab préconisé par l'OMS, qui s'inscrit dans ce modèle durable, ne sont pas de trop ! Et que cela prend en compte à la fois la question de l'économie du foncier pour éviter l'étalement urbain, et à la fois « le minimum vital ».

Ensuite, il y a la question de l'unité de mesure...On voit bien la différence, Paris avec ses bois ou sans ses bois...


Dans la petite couronne au sud de Paris –selon le point de départ où l'on se place dans Bagneux, il nous faut parcourir entre 5 et 6 km pour aller au Parc de Sceaux ou bien au bois de Clamart. Environs 3,5km a partir du site des Mathurins. Au delà de 3kms, un espace vert est ressenti comme lointain et apporte d'autant moins de bienfaits qu'il est ressenti comme tel. (les distances dans une ville hyper-dense comme Paris, avec le métro sont ressenties différemment bien sûr qu'en petite couronne...)

Il est évident, qu'entre lieux proches des stations de métros et qualité paysagère de notre belvédère, nous avons l’opportunité de créer une ville plus intense et dynamique économiquement avec un espace vert généreux d’intérêt départemental, au minimum, voir régional, dans cette petite couronne sud de Paris,
où nous avons la chance de disposer encore d'un foncier suffisant pour qu'il puisse s'y installer. De plus dans un endroit disposant d'un grand paysage et d'une situation géologique (anciennes carrières et sol argileux) qui n'est pas vraiment propice à l'urbanisation très dense. Un parc qui viendrait agrandir notre acuel parc François Mitterrand.

Mais pour se faire, tout comme Bagneux s'est mobilisée pour obtenir que le quartier de la Pierre-Plate soit éligible auprès de l'Etat pour une opération de renouvellement urbain, nous devons nous mobiliser pour faire valoir cette exigence de durabilité pour notre ville.
Car bien sûr, tout est question d'équilibre financier : un promoteur équilibre ses investissements sur des constructions, pas sur des espaces verts ! Même si la loi contraint ses marges pour le bien commun, plus qu'avant, citons les recommandations du Schéma régional de cohérence écologique qui préconise 30 % de surface de pleine terre dans tout nouveau projet en Ile de France, notre territoire a besoin de fonds régionaux ou départementaux pour financer ces ha de parcs.

Le cas ne serait pas isolé dans les Hauts-de-Seine. Plus près des massifs forestiers du département, et du parc de Sceaux, Chatenay-Malabry par exemple dispose de 50% de sa surface en espaces verts, investissements anciens du conseil général, ou plus récent, domaine de la Grange aux Loups élargi avec l'Ile verte, etc.), ou bien le parc Henri Sellier au plessis Robinson, certes ce sont des parcs anciens, mais avec l'augmentation de la population nous avons besoins de nouveaux. Espaces...qui va au parc de sceaux par un bel après- midi de soleil, le sait bien...
C'est aussi un projet métropolitain que de travailler à la santé et au bien vivre de ses habitants. Et nous devons le porter a notre entrée dans la Métropole en 2016.
Beaucoup d'habitants de Bagneux ne peuvent s'évader de la ville très régulièrement, comme le font les parisiens ou beaucoup d'habitants des Hauts de Seine...

C'est un enjeu majeur pour notre ville, que nous avons inscrit dans notre programme municipal.



Enfin, plus largement, l'ile de France est la région la plus peuplée de France et porte l'agglomération la plus peuplée d'Europe , avec 11,9 millions d'hab, devant Londres..8,1 millions

Et justement, cette région qui capte toutes les richesses devrait de façon durable, utiliser sa puissance économique pour permettre l'installation d'entreprises dans des régions françaises qui disposent d'infrastructures et de logements, et sont abandonnées au fil des catastrophes industrielles, qui ont d'abord été ressenties très fortement dans des tissus économiques moins puissants que ceux de la région Ile de France.
Là aussi, il faudrait recoudre une vie sociale, comme nous souhaitons le faire à une autre échelle pour nos quartiers ; là aussi il faudrait tout faire pour rendre l'équilibre à ces déserts français, abandonnés par les entreprises et les services publics !
Recréer de la densité dans des bassins de populations qui se vident. Des bassins de vie, sans vie où l'angoisse pousse massivement les électeurs vers le vote Front national. On n’abandonne pas impunément des territoires entiers comme on le fait dans notre pays, sans conséquences.
Et lorsque qu'on nous demandent de nous entasser tous dans une même région, de nous transporter dans de mauvaises conditions, que l'on va améliorer certes, mais jamais assez à l'aune des augmentations de populations programmées..cela devient aussi notre problème.


Pourquoi cette situation ? Est-elle aussi inéluctable qu'on nous le dit.
Non, d'autres orientations doivent voir le jour !
Aujourd'hui, pas assez de réflexions à long terme ? Abandon d'un véritable plan d'aménagement du territoire, depuis des années. Fragilité devant l'économie capitaliste ultra financiarisée qui demande des rendements rapides et juteux et empêche toute réflexion de long terme, même si celle-ci est porteuse d'un retour sur investissement assuré...

Une ville peut aussi réfléchir à cette problématique du désert français, source de tant d'inégalités sociales, tout comme elle se doit de souhaiter que dans notre petite couronne parisienne on puisse se loger décemment, et de se battre comme Bagneux le fait pour éviter la flambée de la spéculation foncière. C'est un combat politique tout aussi légitime.
Et les deux combats ne sont pas antinomiques, au contraire ! La diversité des solutions est la solution. Ne pas entasser toutes les forces d'un pays au même endroit, ne plus imposer à une population trop dense des transports insupportables. Ne plus entasser en petite couronne, ou bien reléguer trop loin des centres d'emplois, dans une mégapole illisible, où l' on vit mal. Exiger que l'étau se desserre en Ile de France.

Et ailleurs, empêcher que l'on supprime des trains inter-cités comme il en est question aujourd'hui. Pour qu'après les avoir raréfiés, et surtout rendu les horaires quasiment inutilisables par les usagers, on puisse tranquillement présenter la solution de leur remplacement par des cars, comme étant la seule solution possible... Et enlever les rails...

Car la France de demain, devrait on l'espère, être plus peuplée.. Et ses habitants devront vivre le plus possible, nous l'avons vu, dans des villes denses, qui devront limiter la disparition des surfaces agricoles nourricières... Et le modèles des villes européennes, des noyaux d'urbanisation anciens, reliés par le train, n'est certainement pas à détruire aujourd'hui....
C'est un calcul basé seulement sur le gain à court terme, et certainement pas sur les richesses futures que fournit en retour la gestion du bien commun, au même titre que la nature préservée fournit ce que l'on nomme des services éco-systémiques qui n'ont pas de prix, et sans lesquelles nous ne saurions vivre.


Au niveau local, les « ressourceries » nous permettent de donner aux objets une seconde vie, au lieu de les gâcher en les jetant.
Dans une ressourcerie, tout le monde s'y retrouve : vélo, vêtements, meubles relookés, etc., à des prix défiant toute concurrence !
Subventionnée par la Région, Sud de Seine entame une étude de faisabilité d'une ressourcerie sur son territoire ; c'est un projet ancien qui aboutit enfin - sous forme de faisabilité pour le moment - dans le cadre du budget de notre programme de prévention des déchets, soutenu par l'ADEME.
Nous souhaitons que cela débouche sur des contacts constructifs avec des porteurs potentiels du projet, issus des quatre villes de ce bassin de population qui demeurera, quelque soit le périmètre institutionnel de notre futur territoire ; avec la mise en place de synergies entre associations, et pourquoi pas aussi avec des acteurs publics ( A Paris, l"'Interloque" est une alliée précieuse de la propreté urbaine).
Nous recherchons surtout une réponse pertinente quant au lieu : un seul ou plusieurs, comme cela se fait dans les zones très urbanisées.
On sait aujourd'hui qu'une ressourcerie n'est pas sale...elles animent les lieux où elles s'implantent, permettent d'assécher les dépôts sauvages, et bien des acteurs du logement locatif social en Ile de France seraient prêts à proposer des locaux à un projet solide.

Les élu-e-s Europe Ecologie-les Verts de Bagneux sont indignés et profondément affectés par cette dégradation, s'il avère après enquête, qu'il s'agit bien d'une destruction intentionnelle, comme on peut le craindre malheureusement.
Cette stèle en mémoire d'Ilan Halimi est installée dans le parc Richelieu, sur un lieu passant, sur le chemin de la médiathèque, pour que tout un chacun, se souvienne. Nous tenions à ce que cet hommage soit rendu au cœur de la cité.

Voici le communiqué de presse de Marie-Hélène Amiable, maire de Bagneux.
La stèle d’hommage à Ilan Halimi endommagée à Bagneux

« Un acte inadmissible », déclare Marie-Hélène Amiable, maire de la commune
Dans l’après-midi de samedi, j’ai été informée que la stèle qui rend hommage à Ilan Halimi avait été endommagée. La municipalité a tenu à déposer plainte contre cette destruction inadmissible d’un bien public qui témoigne du crime inqualifiable commis contre le jeune juif Ilan Halimi en 2006. Je compte sur l’enquête en cours pour déterminer les coupables du délit.
En l’état actuel des choses, je veux réaffirmer la détermination de Bagneux, de ses élus, du maire que je suis à agir encore et toujours contre le racisme et l’antisémitisme. Tel est d’ailleurs le sens de l’espace de dialogue que j’ai ouvert le 29 janvier dernier, suite aux attentats contre Charlie Hebdo, une policière de Montrouge et le magasin kasher de la Porte de Vincennes. De nombreux habitants y participent, ainsi que les représentants de tous les cultes de la commune.
Je souhaite assurer la famille d’Ilan Halimi et la communauté israélite de Bagneux de ma sympathie et de ma vigilance sans faille face à de tels actes.
Bagneux, le 3 mai 2015

et les articles du
Monde en ligne

et Le Parisien

Pascale Méker
secrétaire du groupe local EELV
Adjointe au maire


La baisse drastique des dotations de l'État et les dépenses liées aux équipements construits/rénovés par SDS entravent toute politique durable. Dans ce contexte difficile, la vertu des politiques environnementales nous sert : les 2 millions d’euros (TEOM et reversements du SYELOM) et l’augmentation des indemnités à laquelle les élu-e-s EELV ont renoncé, au profit du budget général, vont servir, avec l’emprunt, à combler le déficit.
Mais ce n’était pas l’objectif !

Cet argent devait financer une véritable transition écologique : réduction des déchets à la source, construction d’une ressourcerie, soutien à la revitalisation de l'activité locale et au développement de l’emploi par l'économie sociale et solidaire, promotion des alternatives à la voiture alors que les alertes à la pollution aux particules fines deviennent habituelles…
Toutes ces actions auraient dû être prioritaires !

Malheureusement, le budget de compromis présenté par les quatre Maires ne va pas dans ce sens, et notre groupe n’a pas approuvé ces orientations budgétaires. Il ne reste que quelques mois avant que SDS ne disparaisse dans le mic-mac du Grand Paris. Porter haut et fort les politiques du futur aurait été un atout pour la suite.

Membres du Groupe : Pascale MEKER, Vanessa JEROME*, Rodéric AARSSE, Ludovic FRESSE
*Présidente de Groupe

Mai 2015

Tribune des élu/es Europe Ecologie-Les Verts parue dans Bagneux Infos, mai 2015


La mobilisation des habitants de la Pierre-Plate, soutenue par la municipalité sous l'impulsion du Maire a permis à ce quartier d'être reconnu comme prioritaire par l'Etat. Pourtant cela n'était pas gagné, mais de rencontres en rencontres, d'arguments en arguments dont la pétition, la ténacité et l'évidence ont fini par l'emporter. Pour une part notre société tend, à travers notamment son urbanisme, à cloisonner les classes sociales et par là, à accentuer les inégalités territoriales. La ville de Bagneux est à l'inverse de ce positionnement et a su convaincre l'Etat de son incontournable participation au nom de la mixité sociale pour ce quartier. C'est ainsi, en deuxième phase, et dès maintenant, que l'ensemble des habitants du quartier nord vont pouvoir s'investir, s'approprier la rénovation de leur quartier en visant la meilleure cohérence possible au sein du projet d'écoquartier qui concerne maintenant la Pierre-Plate et l'éco-ZAC Victor-Hugo. Réaliser un projet urbain durable de haute qualité, intégrant l'ensemble des habitants directement concernés est un gage d'intégration citoyenne et écologique qui donne toute son identité à notre ville de Bagneux.
Il est nécessaire que ces chantiers gigantesques puissent entrainer le moins de désagréments possibles pour l'environnement et donc pour les habitants. Nous souhaitons que ces habitants soient associés et donc organisés pour y veiller. Il est indispensable qu'une charte tripartite (habitants/ville/chantier) puisse être signée dans ce sens.

Jean-Louis Pinard
Conseiller municipal
Groupe Europe Ecologie-Les Verts

Quand la pollution devient un enjeu politique .. Quand Anne Hidalgo, maire de Paris, se heurte à la ministre de l'écologie, Ségolène Royal pour faire appliquer des mesures afin de faire reculer la pollution à Paris et de fait en proche banlieue. Un cauchemar ! Mais ce qui fait pleurer nos yeux .... La pollution !!



Tribune des élu/es Europe Ecologie-Les Verts parue dans Bagneux Infos, avril 2015


Le centenaire du génocide arménien interroge le rôle de la mémoire dans notre société. Quel regard porter, dans la France du XXIe sur un crime commis en 1915 et 1916 par l'Empire Ottoman ?

Il s'agit bien sûr d'honorer le souvenir des victimes, et d'œuvrer à la reconnaissance d'une réalité historique qui n'est pas encore admise dans tous les pays. Cependant, un anniversaire comme celui-ci ne doit pas relever uniquement d'une mémoire communautaire. Opposer les descendants des victimes aux descendants des bourreaux n'aurait pas plus de sens que d'opposer entre eux les groupes victimes de préjudices au cours de l'histoire dans le cadre d'une concurrence des mémoires.

Le centenaire du génocide arménien doit interpeller l'ensemble des citoyens, quelle que soit leur origine, dans la mesure où les mécanismes d'exclusion et les ressorts psychologiques qui ont alors conduit à la haine envers une minorité sont encore à l'œuvre, sous d'autres formes, dans notre société. Comme dans le cas du génocide juif ou, plus près de nous, du génocide tutsi, la commémoration doit s'accompagner d'un travail d'analyse et de réflexion pour que la mémoire soit porteuse d'avenir.

Développons des programmes culturels et éducatifs permettant de croiser les regards et de faire dialoguer les mémoires d'ici et d'ailleurs. Apprenons dans les écoles et les centres à désamorcer les pièges de la propagande populiste. En somme, mettons à profit ce moment pour outiller chaque citoyen contre la montée des intolérances dont 2015, hélas, fournit chaque semaine de nouveaux exemples.

Ludovic Fresse
Conseiller municipal délégué
Groupe EELV

Ce soir 19 mars, rendez-vous pour le meeting de campagne, à 19h, salle Léo Ferré. Avec la participation de Frédéric Puzin, EELV, co-secrétaire départemental



Les élu-e-s EELV de Bagneux tiennent à témoigner de la capacité de Marie-Hélène Amiable à investir les questions complexes posées par la nécessaire transition écologique des territoires fortement urbanisés, comme les Hauts-de-Seine, dans les années à venir. Il y a urgence !

Bien des thèmes sont concernés :
- la difficulté de trouver des fonds pour rénover thermiquement les habitations, logements sociaux ou copropriétés modestes, afin de limiter la précarité énergétique ;
- les voies départementales qui doivent aussi être aménagées pour les circulations douces et lestransports en commun en « site propre », comme la RD 920, depuis Bourg-la-Reine, jusqu'à Paris ;
- l'espace à réserver, malgré la pression foncière, pour les espaces verts, et les jardins partagés qui créent du faire ensemble, des sourires, et de la nourriture de qualité également, il ne faut pas l'oublier ;
- l'économie sociale et solidaire, qui crée des emplois locaux et éthiquement responsables, en redonnant sa place à la démocratie au sein de l'entreprise ;
- l'économie circulaire qui sait créer de la richesse à partir de ce qui n'est aujourd'hui encore considéré que comme « des déchets » ;
- la restauration scolaire des collèges qui aujourd'hui n'offre pas la qualité attendue pour un prix trop élevé. La ville de Bagneux et bien d'autres sont, elles, engagées dans la recherche de circuits courts et d'aliments de qualité et bio, et font des efforts au plus juste de leurs capacités financières.
Le département est riche, très riche ! La nourriture des collégiens n'est pas un thème anodin ! etc…
Tous ces domaines doivent être défendus au niveau départemental.
Marie-Hélène Amiable est une responsable politique qui respecte ses électeurs, et pas seulement celles et ceux issus de sa famille politique. Son action est toujours engagée sur un programme – respecté - au service du bien commun des habitants du territoire.

Quelle que soit la diversité des contextes politiques locaux, cette candidature garantit que les intérêts de Bourg-La-Reine et de Bagneux seront portés équitablement à l'Assemblée départementale, y compris en matière de protection de l'environnement.
Enfin, il est important que la Gauche ne perde pas ce canton de Bagneux-Bourg-la-Reine.
Or, la seule candidature de Gauche susceptible de remporter cette victoire, dans ce périmètre là, avec les forces politiques en présence aujourd'hui, est bien la candidature Amiable-Ouzoulias !

Nous voulons que la droite soit battue et que le Front national ne progresse pas dans notre territoire. Nous soutenons donc Marie-Hélène Amiable et Pierre Ouzoulias.


Et surtout, votons ! Ne laissons personne choisir à notre place. c'est notre droit !

Tribune des élu/es Europe Ecologie-Les Verts parue dans Bagneux Infos, mars 2015


Depuis 2013, en France, on prend soin de décrire le 8 mars, non plus comme la journée de la femme, mais comme la journée du droit des femmes...
D'ailleurs, le 8 mars 1977, l'ONU adoptait une résolution donnant naissance à : « Une journée pour les droits de la femme et la paix internationale », qui ensuite ne sera plus que communément appelée « Journée internationale de la femme. »
En cette année 2015, il est primordial de revenir aux sources.

Car d'une part, le droit des femmes ne progresse pas aussi vite qu'il le devrait... Pour preuve évidente, cette « journée » ne devrait plus avoir besoin d'exister ! Pourquoi faire encore une différence, en ce qui concerne le respect des Droits humains, entre les hommes et les femmes ? Nos mentalités n'ont pas assez évolué, nous sommes encore trop dominé-e-s, par une image patriarcale du monde qui - elle - fait une différence entre les droits des hommes et ceux des femmes.

D'autre part, en 1977, L'ONU associait les droits de la femme et la paix internationale.
Évidemment ! On ne peut séparer le respect des Droit shumains, et un avenir de Paix sur cette planète. Il est important aujourd'hui de rappeler qu'aucun pouvoir civil ou religieux, aucun dieu ne peut réprimer le droit pour tout Humain, homme ou femme, de vivre libre et dignement, quelles que soient ses opinions.
Le respect de la liberté est notre phare pour vivre en paix dans les prochaines décennies.

Mesdames, informons-nous, protégeons-nous. Aucune femme ne devrait plus souffrir de violence de la part des hommes en 2015 !
Les violences quotidiennes faites aux femmes, les atteintes à leur liberté sont trop courantes - dans notre pays aussi - et passent encore trop souvent inaperçues !

Pascale Méker
Maire-Adjointe
Groupe Europe Ecologie Les Verts

"Mobilisez-vous contre les fermes-usines qui s'installent dans vos départements, et sensibilisez vos familles, vos voisins, vos amis en signant la pétition pour Avaaz" -- José Bové


Avaaz.org

"L'entreprise JBS aux États-Unis engraisse 980 000 bovins sur 13 sites par an. Le plus petit permet d'engraisser 50 000 têtes et le plus gros 120 000. Une entreprise de ce type aurait besoin juste de 80 sites d'engraissement pour couvrir la totalité de la production actuelle en France et remplacer 75000 élevages spécialisés dans l'élevage bovins viandes.
Au Vietnam, une femme d'affaires a créé une entreprise laitière qui regroupe 32 000 vaches sur un même site. Les technologies font littéralement exploser toutes les limites. Le gigantisme devient la règle.
Le travail réalisé par la Confédération paysanne souligne l'urgence de se mobiliser en France et en Europe contre des élevages de cette taille qui ne peuvent être rentable qu'en exploitants les ouvriers agricoles, maltraitants les animaux, méprisant l'environnement.
L'Union européenne doit fixer une taille limite des ateliers hors sols pour éviter que les multinationales de la viande installent des unités de production clés en mains dans les pays les moins contraignants. Seule une mobilisation massive des citoyens, des paysans et des consommateurs obligera le Ministre et la Commission européenne à prendre des décisions. Mobilisez-vous contre les fermes-usines qui s'installent dans vos départements, et sensibilisez vos familles, vos voisins, vos amis en signant la pétition pour Avaaz."

José Bové
Vice Président de la Commission agriculture et développement rural
Parlement européen






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